Dopage


Mardi 24 juillet 2007 2 24 /07 /Juil /2007 18:38
- Par Julien HOLTZ - Publié dans : Dopage

Les réactions au contrôle positif d'Alexandre Vinokourov ne se sont pas fait attendre. Florilège.

Christian Prudhomme: "Le système actuel est une faillite absolue. Il faut le faire péter. On ne veut pas une réfonte mais une révolution. J'avais dit aux coureurs lors du briefing d'avant Tour que nous avions une formidable occasion de reconquête. C'est raté. Mais il faut que les tricheurs comprennent qu'ils jouent à la roulette russe. Notre détermination est totale. Il faut que cela finisse par leur entrer dans la tête. Un système qui ne défend pas la plus grande course du monde, qui ne défend pas une course qui est capable de rassembler deux millions de personnes au départ de Londres, ce système ne doit pas perdurer."

Patrice Clerc (patron d'ASO): "Si nous baissons les bras, ce sport va sombrer pour longtemps. Avec l'aide de tous, nous allons pouvoir gagner cette bataille. Nous allons pouvoir retrouver tout le potentiel de ce sport. Il faut faire une révolution éthique et cela passe par une guerre sans pitié. Nous vivons une période noire mais je ne suis pas abattu. Je suis plus que jamais déterminé à aller jusqu'au bout. Cela peut sembler paradoxal mais nous nous rapprochons de la victoire. Quant à Rasmussen, il n'aurait pas d prendre le départ du Tour de France. Dans une période de crise, le champion se doit d'être irréprochable. Mais il a fait preuve d'une grande légèreté avec les règles en vigueur. Si nous avions été informés de cela, nous aurions refusé sa participation. Car Rasmussen n'est pas un exemple pour le peloton."

Eric Boyer (Manager Cofidis): "Je suis totalement écoeuré. J'espère que Vinokourov n'aura pas la lâcheté de nier, qu'il nous expliquera, qu'il nous dira qui l'a aidé, qui a participé à cette saloperie, parce qu'il n'a pas pu faire ça tout seul. Vinokourov, il nous disait qu'il ne travaillait avec le Dr Ferrari que pour des plans d'entraînement. Il nous disait qu'il était courageux, que les Français l'aimaient bien, qu'il était plus fort que la douleur, il nous disait que nous Français on ne savait pas faire, qu'on était des fainéants, on se rend compte que c'est un gros salopard, qui à travers ces pratiques jette encore une fois le discrédit sur le cyclisme. C'est un coup dur de plus, j'espère qu'encore une fois on s'en relèvera. Je ne regrette pas ce que je dis depuis plusieurs jours, plusieurs mois. Je demande que toute l'équipe Astana quitte le cyclisme le plus tôt possible."

David Millar (SCO/Saunier Duval) - (au bord des larmes) "Je suis triste, c'est un de mes coureurs préférés. On ne peut pas faire ça au cyclisme, on ne peut pas faire ça aux coureurs propres, on ne peut pas faire ça au Tour de France. Moi, je cours le Tour de France sans une piqûre. Je veux que les gens croient en mon sport, je veux que les gens croient au Tour de France".

Marc Madiot (directeur sportif Française des Jeux) - "Une surprise? Même pas. Rien à dire. Dehors! Circulez, y'a rien à voir".

Roger Legeay (manager de Crédit Agricole): "Quelle horreur ! C'est insupportable ! Mais jusqu'où vont-ils aller ? C'est maintenant que tout ce qui a été mis en place depuis des années, les chartes éthique, les engagements, doit être appliqué. On a eu raison de se démarquer, de ne pas jouer dans la même cour. Il faut être intraitable. Dehors!"

Jean-François Pescheux (directeur de course, au micro de RTL): "On subit. C'est le Tour qui en subit les conséquences. On dira Vino: Tour de France, pas Vino: Astana. Dans cinq ans, on se rappellera que Vinokourov s'est dopé sur le Tour de France. C'est le Tour qui prend encore. (...) Ca prouve aussi que les contrôles sont efficaces et qu'il n'y a plus de place pour les tricheurs.

AFP


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Mardi 24 juillet 2007 2 24 /07 /Juil /2007 18:32
- Par Julien HOLTZ - Publié dans : Dopage
Une info Eurosport.fr

Le Kazakh Alexandre Vinokourov a été contrôlé positif aux transfusions homologues après sa victoire sur le contre-la-montre à Albi. Son équipe, Astana, a annoncé qu'elle quittait le Tour à la demande des organisateurs. Elle a aussi suspendu son coureur.

Bon sang ne saurait mentir. Si le proverbe n'existe pas au Kazakhstan, Alexandre Vinokourov vient d'en apprendre le sens. Le Kazakh a été contrôlé positif aux transfusions homologues après sa victoire sur le contre-la-montre d'Albi samedi dernier. En clair, il a été transfusé avec le sang d'un donneur compatible peu avant l'étape. C'est le laboratoire de Châtenay-Malabry qui a découvert la présence de deux populations distinctes de globules rouges dans l'échantillon A du coureur. Pratique interdite bien sûr puisqu'elle augmente la quantité de globules rouges dans le sang et donc la performance sportive.

Sa "démonstration" en avait surpris plus d'un à Albi. Moribond dans les Alpes après sa chute à Autun et touché au genou, il avait relégué le deuxième, Cadel Evans, à 1'14. A plus de 48 km/h de moyenne, c'est surtout en raison de sa forme que le chrono avait étonné. Complètement largué dans la première étape des Pyrénées et hors course pour la victoire finale, le Kazakh avait effectué un nouveau numéro lors de la 15e étape lundi pour s'offrir un deuxième succès. Un nouveau contrôle effectué ce jour-là est en cours d'analyse et devrait confirmer ce premier résultat.

Le Tour 2007 s'offre donc son premier séisme. Les premières secousses provoquées par le contrôle positif à la testostérone de l'Allemand Patrick Sinkewitz (T-Mobile) n'étaient que du menu fretin et la prise attendue de tous sur le cas Michael Rasmussen (Rabobank) devrait être bien plus qu'une réplique de ce tremblement de terre. En attendant, la formation de Vinokourov, Astana, a suspendu son coureur et vient d'annoncer qu'elle quittait l'épreuve à la demande des organisateurs. Ces derniers vont tenir une conférence de presse aux alentours de 18h30.


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Samedi 21 juillet 2007 6 21 /07 /Juil /2007 14:29
- Par Julien HOLTZ - Publié dans : Dopage

Pas facile de porter un maillot jaune lorsque le cyclisme a décidé de laver plus blanc : Michael Rasmussen l'a appris à ses dépens, dans la soirée de jeudi 19 juillet. Le président de la fédération danoise (DCU), Jesper Worre, a annoncé la suspension du leader du Tour de France de toute sélection nationale en raison de la légèreté avec laquelle il gère son agenda.


L'interview de Rasmussen à l'arrivée de la 12ème étape du Tour de France.

Le grimpeur danois a omis d'informer les autorités compétentes de son programme d'entraînement, échappant à un ou plusieurs contrôles inopinés, ce qui prête le flanc aux soupçons. "Nous ne disons pas que Michael [a été testé] positif. Mais il y a de nombreux points d'interrogation sur son comportement et son attitude, a affirmé M. Worre. Nous avons eu des informations, à la fois de l'Union cycliste internationale [UCI] et de l'agence danoise antidopage, selon lesquelles il a écopé de nombreux avertissements." Le coureur déclare, sur le site Internet du quotidien danois Politiken, qu'il a "tenté de fournir des explications à la DCU. Mais ils ne les ont pas acceptées". "J'en prends acte, a-t-il ajouté. Mais ce n'est pas quelque chose qui doit gêner la suite de ma participation au Tour."

Contacté par Le Monde, le président de l'agence danoise antidopage, Finn Mikkelsen affirme : "Nous ne pouvons pas dire combien de contrôles concernant Michael Rasmussen ont posé problème. A ce stade de la procédure, nous ne pouvons pas faire de commentaires. Seules la fédération danoise et l'UCI ont le pouvoir de prendre des sanctions." La direction du Tour de France est sur la même ligne. "Nous ne pouvons rien faire. Le règlement prévoit de sanctionner les coureurs coupables de s'être dérobés à trois contrôles, ce qui ne serait pas le cas ici, et c'est l'UCI qui est la seule habilitée à prendre cette décision", constate Yann Le Moenner, directeur du compartiment média.


"UN RETARD POSTAL"

Michael Rasmussen a plaidé sa cause en invoquant "un retard postal" et en estimant que les autorités du sport lui en voulaient. Surnommé "Chicken" (poulet), le Danois s'est dressé, avant le Tour, sur ses ergots face à la charte de bonne conduite imposée par l'UCI, qu'il a été parmi les derniers à signer. "Les conditions qu'on nous impose sont déraisonnables, surtout si on les compare à ce qu'imposent d'autres fédérations ou le simple code du travail", a-t-il lancé.

Michael Rasmussen refuse de parler aux journalistes qui se sont étonnés de son choix de s'entraîner au Mexique, à l'abri des regards : "C'est tout simplement parce que ma femme est mexicaine", dit-il. Certains ont également voulu voir sa frêle carcasse dans la cohorte des "Men in Black" qui ont défrayé la chronique d'avant-Tour, ces coureurs qui s'entraînent dans des tenues sombres, pour passer inaperçus –notamment des contrôleurs, pensent les méfiants. "Je porte occasionnellement des tenues neutres parce que je me suis rendu compte que les automobilistes me suivent lorsqu'ils me reconnaissent", s'est-il justifié.

La décision de la fédération danoise intervient dans un contexte tendu. Bjarne Riis, vainqueur en 1996, a avoué avant le Tour qu'il s'était dopé à l'érythropoïétine (EPO). Deux des trois autres maillots jaunes de l'histoire du cyclisme danois avaient déjà été rattrapés par le dopage. Kim Andersen, leader du Tour en 1983, aujourd'hui directeur sportif de la CSC, fut suspendu à vie avant de voir sa peine réduite. Bo Hamburger, maillot jaune 1998, a été convaincu de dopage trois ans plus tard et exclu de l'équipe nationale danoise.

Au lieu d'encenser son coureur aux jambes de grive, la presse danoise avait la chair de poule depuis le départ de Londres. Un dessin paru dans le journal Politiken l'a montré sous la forme de son poulet totem voletant au-dessus des serres émoussées de Bjarne Riis, surnommé pour sa part "l'Aigle de Herning". Le quotidien titrait également ces jours-ci, sous la photo de son poussin jaune : "Peut-on lui faire confiance?" Le pays est tout aussi sceptique vis-à-vis des performances des cyclistes que l'Allemagne, marquée par la disgrâce de Jan Ullrich, le compère de Bjarne Riis dans les sombres années de la Telekom. Michael Rasmussen, en outre, ne bénéficie pas de la même aura que son ancien patron à la CSC. "Les Danois ne s'identifient pas à lui. Il vit en Italie, court pour une équipe hollandaise [Rabobank]. C'est un individualiste forcené", explique Stephanie Surrugue, de Politiken.

Son ascétisme l'isole encore. "Chiken" humecte ses céréales d'eau plutôt que de lait, exige une seule couche de peinture sur son vélo pour réduire son poids, ne transporte qu'un bidon d'eau pour ne pas se charger et va jusqu'à choisir les épingles à nourrice les plus minuscules du marché pour son dossard.

Il n'en a pas moins alourdi l'atmosphère déjà pesante de ce Tour. (un article Lemonde.fr)

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Jeudi 7 juin 2007 4 07 /06 /Juin /2007 21:26
- Par Julien HOLTZ - Publié dans : Dopage

L'Allemand Jan Ullrich, vainqueur du Tour de France 1997, a été accusé mardi par Jef d'Hont, ancien soigneur de la formation allemande Telekom, d'avoir utilisé des produits dopants dans les années 1990. «Jan a pris de l'EPO et des hormones de croissance, je suis catégorique», a déclaré d'Hont à la chaîne de télévision allemande ARD.

«Jan devrait dire ce qui se passait à l'époque, comme les autres, Riis, Aldag l'ont fait», a indiqué l'ancien soigneur de Telekom qui a publié ses mémoires le mois dernier.

Ullrich, qui a mis un terme à sa carrière en février suite à sa mise en cause dans l'affaire de dopage Puerto, en Espagne, est l'un des derniers anciens de Telekom à se taire encore. Il a toujours assuré ne s'être jamais dopé : «Je n'ai rien à me reprocher, je n'ai jamais trompé personne», avait-il affirmé en février dernier, tandis que son entourage repète depuis le début de l'affaire Telekom qu'il n'a rien à avouer.

L'Equipe.fr / Avec AFP


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Jeudi 7 juin 2007 4 07 /06 /Juin /2007 21:24
- Par Julien HOLTZ - Publié dans : Dopage

Des perquisitions ont été effectuées jeudi matin en Belgique auprès d'une dizaine de coureurs et de soigneurs de différentes formations belges. Contrairement à ce qui a été indiqué dans un premier temps, elles ne pourraient concerner qu'un soigneur de la Quick Step et non plusieurs membres de cette formation. «Dix perquisitions ont été effectuées et, en différents endroits, les enquêteurs ont mis la main sur d'importantes quantités de produits dopants. Une douzaine de personnes ont été interpellées, a affirmé le porte-parole du parquet de Courtrai, Tom Janssens. Il est encore trop tôt pour communiquer sur les personnes qui sont actuellement entendues et sur leur lien éventuel avec certaines équipes».

Ces perquisitions viennent officiellement en appui d'une enquête démarrée en septembre 2006 suite à des «dénonciations du sénateur Jean-Marie Dedecker». Le sénateur, par ailleurs ancien entraîneur de l'équipe de Belgique de judo, avait déclaré, sans citer de nom, que «trois coureurs belges importants avaient suivi des cures de dopage en Italie en février 2006 pour un montant de 24 000 euros».

Quick Step pas concernée

«L'enquête a été très bien menée et préparée : nous nous attendions à trouver ces produits là où ils étaient cachés, a ajouté M. Janssens. Les personnes (interpellées) sont actuellement interrogées. Des confrontations sont également organisées par la police fédérale. Un juge d'instruction décidera ensuite, dès aujourd'hui, si ces personnes doivent être placées en détention provisoire».

«J'ai parlé avec Tom Boonen et, aux dernières nouvelles, sa maison n'a pas été perquisitionnée, a déclaré en fin de matinée Alessandro Tegner, le porte-parole de Quick Step, à l'agence Reuters. J'ai aussi parlé avec d'autres coureurs. Ils étaient en train de s'entraîner et n'étaient au courant de rien.» Il a par ailleurs confirmé qu'un soigneur, Johan Molly, avait été interrogé, «mais il a rapidement été remis en liberté, sans que la police ne puisse lui reprocher quoi que ce soit. Et aucun produit n'a été retrouvé à son domicile», a insisté Alessandro Tegner. «Ceci n'est pas une affaire Quick Step. C'est une affaire de dopage en Belgique qui concerne visiblement des coureurs amateurs mais pas du tout Quick Step et je regrette qu'une mauvaise communication de la justice et de la presse ait terni l'image de l'équipe Quick Step, qui se bat tant et plus contre le dopage».

L'Equipe.fr / AFP


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