Dopage


Samedi 26 mai 2007 6 26 /05 /Mai /2007 15:00
- Par Julien HOLTZ - Publié dans : Dopage

Richard déclare être le dindon de la farce. Et c'est le cas. L'opinion publique était tellement ignorante de l'ampleur et de la professionnalisation du dopage dans le cyclisme qu'elle a jeté l'auprobe sur sa star la plus populaire. Le public s'est-il senti trahi par l'enfant qu'elle chérissait ? Peut-être ...

Les passionnés, les connaisseurs, Richard, ne te jetteront pas la pierre ! Nous avions des suspucions tellement fortes sur la généralisation du dopage que c'en était presque des certitudes ! Tu croyais être le seul à prendre et c'était le cas. Les autres pendant que tu étais puni ont pu continuer à mettre la main au pot de confiture sans se faire taper sur les doigts !

Au sujet de cette injustice, beaucoup se sentent solidaires de toi ! Soit on balance tout soit on ne dit rien !



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Samedi 26 mai 2007 6 26 /05 /Mai /2007 13:36
- Par Julien HOLTZ - Publié dans : Dopage


Passionveloblog.com ne pouvait pas passer à coté de cette actu tonitruante dans le cyclisme. Stade 2 en parlera dimanche avec Christian Prudhomme et Jean René Godard. Voici un des articles parus dans la presse sur le sujet (L'Equipe du 26 mai 07) : les aveux de Bjarne Riis, "Monsieur 60%"

Bjarne Riis avait convoqué la presse, hier après-midi, au siège de son équipe CSC dans la banlieue de Copenhague. Lors d’une discussion de deux heures, l’ancien leader de Telekom a admis avoir, lui aussi, pris des produits dopants entre 1993 et 1998.

LYNGBY – (DAN)
de notre envoyé spécial

Finalement, il n’y aura pas eu de surprise. Depuis la décision de Bjarne Riis, jeudi après-midi, de convoquer la presse pour « s’expliquer » après les révélations en cascade sur les pratiques dopantes au sein de l’équipe TMobile des années 1990, le royaume du Danemark était persuadé que son champion allait à son tour passer aux aveux.

Hier matin, la presse à l’unisson affichait d’ailleurs sur toutes ses unes la face pincée de Riis, tantôt barrée d’un définitif « Dopé », tantôt d’un accrocheur « Il se confesse aujourd’hui », rappelant que cette déflagration à venir, pourtant exceptionnelle par sa teneur – c’est la première fois qu’un Maillot Jaune du Tour avoue s’être dopé –, n’a rien d’inattendu ici. Autour du siège de Riis Cycling, les journalistes qui commencent à affluer en début d’après-midi n’ont pourtant aucune certitude. « On ne voit pas ce qu’il peut annoncer d’autres, mais à la vérité, il n’y a eu aucune fuite », glisse l’un d’eux, rappelant que l’arrogance de celui qu’ils appellent « Monsieur 60%» – en référence à son taux hématocrite anormalement élevé – quand on évoque les questions de dopage lui vaut peu d’amitié dans la presse.

L’ambiance est encore calme dans ce quartier industriel de Lyngby, dans la banlieue lointaine de Copenhague. À 15 h 15, un taxi noir contourne la meute.Àl’intérieur, Riis, visage fermé, accompagné de Henrik Schlüter, président de Riis Cycling, et Brian Nygaard, l’attaché de presse. Direction l’arrière du bâtiment pour une entrée en toute discrétion. À 16 h 15, les médias sont autorisés à pénétrer dans l’enceinte. Une soixantaine de journalistes, essentiellement du cru, se pressent dans une salle exiguë.

À 16 h 30 précises, dans un silence à couper au couteau, Riis apparaît, veste noire et traits tirés, et s’installe aux côtés de Nygaard. Ce dernier prend la parole, hésitant : « Je m’excuse mais cette conférence de presse se déroulera en danois. Les journalistes étrangers pourront poser quelques questions après. » Un coup d’oeil à sa droite et Riis prend le relais. « Bienvenue à tous. Je tiens à préciser que je parle ici enmonnom, commence-t-il en lisantune feuille. Les derniers événements qui se sont déroulés en Allemagne ces derniers jours ont ramené à la surface des choses qui appartenaient au passé et que j’avais laissées derrière moi.Commetout le monde, j’ai fait des choses dont je ne suis pas fier. »

Long silence. Puis, il détache ses yeux du papier et en vient à ce que tout le mondeattend, dansune chaleur étouffante. « Je me suis dopé. J’ai pris de l’EPO. À l’époque, ça faisait partie de ma vie de tous les jours. » Sa voix se fait chevrotante, ses yeux brillants. « Je suis désolé, j’ai menti. Je voudrais m’excuser surtout auprès des gens qui m’ont fait confiance. » Nouveau long silence. Puis il explique les conditions dans lesquelles il a découvert les pratiques occultes du peloton. « Jeff (son soigneur) a été le premier à vouloir m’initier au dopage mais j’avais alors refusé. J’ai appris ailleurs. »

Mais il ne citera aucun nom, sauf celui du sulfureux Cecchini, mais pour le dédouaner : « Il ne m’a jamais rien donné. Au contraire, il m’a toujours dit de bien prendre soin de moi. À l’époque, il était très facile de se procurer de l’EPO, je pouvais en acheter au drugstore si je voulais. » Comme Zabel jeudi, il explique comment il a raconté son terrible secret à ses proches. « J’en ai parlé hier à mes deux grands fils. Ils ont compris, toute la famille me soutient. » Le grand blond replie ses feuilles, son speech est terminé. Débute alors une séance de questions-réponses interminable. Sur quelle période s’est-il dopé ? « Entre 1993 et 1998. » Quels produits a-t-il pris ? « EPO, cortisone et hormone de croissance. » Pense-t-il que Jan Ullrich a participé à ce dopage généralisé ? « Jan parlera pour lui, c’est mieux comme cela. »

Son ton devient plus cassant, les échanges deviennent tendus. Pourquoi avoir pris de l’EPO ? « Pour aller plus vite. » Ce secret vous a dérangé pendant ces onze années de silence ? « Non. » Quelles conclusions avezvous tirées de l’usage de l’EPO ? « Vous pouvez prendre autant de produits que vous voulez, si vous n’avez aucun talent vous ne gagnez rien. Je crois que j’avais un certain talent… » Regards éberlués dans l’assistance.On lui demande s’il pense mériter sa victoire sur le Tour 1996. « Probablement pas, répond-il. Mon Maillot Jaune est dans un carton dans mon garage et vous pouvez venir le chercher. Ce n’est qu’un maillot, il ne veut rien dire pour moi, d’ailleurs je ne rentre plus dedans. »

Reste une question : pourquoi a-t-il décidé de parler ? Avait-il la pression après les révélations de tous les coureurs de T-Mobile qui lui ont porté les bidons lors de son Tour 1996 victorieux ? « Rien à voir. J’avais pris la décision de parler il y a quelques jours. Si je parle aujourd’hui, c’est pour mon équipe, assure-t-il en jetant un oeil au poster de la formation CSC épinglé derrière lui. Il y avait beaucoup de rumeurs, qui me coûtaient du temps et de l’énergie, alors que mon équipe a besoin de moi. Je fais ça parce que je veux que ce sport ait un avenir, que mes coureurs soient fiers de ce qu’ils font. »

Quand on lui parlera de Hamilton et de Basso, avant de quitter la salle les mâchoires toujours serrées, il observera : « On ne pourra jamais empêcher des cas isolés. Chez CSC, notre système de prévention interne ne peut être meilleur. On ne peut pas changer le passé, mais on peut changer le futur. »

L'Equipe | JOSÉ BARROSO


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Samedi 31 mars 2007 6 31 /03 /Mars /2007 17:26
- Par Julien HOLTZ - Publié dans : Dopage

Connaissez-vous le programme "Prévention Sport Santé" ? Je vous avouerai que moi pas ! Jusqu'à ce que la société MS&L, filiale du groupe Publicis me contact fin septembre 2006 pour devenir l'éventuel créateur et rédacteur en chef d'un blog contre le dopage.

Ce blog était sensé positionner ASO et la FFC dans la lutte contre le dopage et instaurer une interaction entre les jeunes cyclistes, le milieu du vélo et les acteurs de la lutte contre le dopage pour développer la prévention.

2007 marque la cinquième édition du programme « Prévention Sport Santé ». Organisé pour le compte de trois partenaires (ASO, société organisatrice du Tour de France, la Fédération Française de Cyclisme et le Comité National Olympique et Sportif Français), ce programme sensibilise les jeunes cyclistes futurs professionnels aux risques du dopage et aux bonnes pratiques du cyclisme de haut niveau, à travers l’organisation de journées de sensibilisation et d’outils éditoriaux :
- les réunions se déroulent sous forme de jeux de rôles, dans les pôles cyclistes et réunissent, autour de personnes-ressources, les coureurs « espoirs » et « juniors » des pôles ainsi que ceux des clubs de Divisions Nationales, encadrés par un animateur et leurs responsables de pôle et de club,
- les outils éditoriaux déjà réalisés sont deux leaflets intitulés « Le dopage… parlons-en ! » et « Les bonnes pratiques du cycliste ».

Si ASO a signé avec Nurun pour la modernisation de son site pour le Tour de France, il n'en reste pas moins qu'il nous a fallu avec Philippe Cherel, Directeur Général de MS&L, éclairer, conseiller et éduquer Gilbert Ysern, l'un des grands dirigeants d'ASO, à propos des blogs. Tout cela remonte à novembre 2006. Et si depuis, rien n'a été fait en la matière, c'est que c'est un sujet éminement politique et stratégique.

Et vous qu'en pensez-vous ? Est-ce que vous pensez que pour ASO être le sponsor d'un blog contre le dopage les positionnerait clairement sur le terrain de la lutte contre le dopage ? Est-ce qu'un outil de communication comme un blog vous paraitrait utile pour amorcer des échanges à batons rompus sur un problème "culturel" du vélo ?


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Jeudi 1 mars 2007 4 01 /03 /Mars /2007 14:47
- Par Julien HOLTZ - Publié dans : Dopage

Patrick Lefévère, manager de l'équipe Quick Step, a décidé de citer en justice un journaliste et plusieurs responsables du journal belge Het Laatste Nieuws afin de protester contre la parution de plusieurs articles l'accusant de pratiques de dopage. En janvier dernier, Het Laatste Nieuws avait publié une série de reportages accusant Lefévère de se livrer à des pratiques de dopage au sein de son équipe, notamment à l'EPO ou à la cocaïne.

Le quotidien avait aussi publié les accusations de plusieurs témoins restés anonymes. Le responsable de l'équipe du champion du monde, l'Italien Paolo Bettini, et de son prédécesseur, le Belge Tom Boonen, qui avait rejeté ces accusations «injurieuses», va poursuivre à la fois le journaliste, Maarten Michielssens, mais aussi les rédacteurs en chef et l'éditeur du quotidien

«Il s'agit d'une procédure au civil, qui sera introduite devant le juge du tribunal de première instance le vendredi 16 mars au palais de justice de Bruxelles», a précisé l'avocat de Patrick Lefévère,qui évalue les dommages subis à 20,5 millions d'euros. «Personne ne me verra jamais plus comme avant janvier. Les dommages commis sont irréparables et s'étendent encore. J'ai également été gravement touché au point de vue commercial et économique», a expliqué le manager, qui accuse les responsables du journal d'avoir «commis des fautes graves et manifestes, qu'aucun journaliste sérieux, aucun rédacteur en chef sérieux n'auraient commises.»

(L'Equipe.fr & AFP)

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Lundi 26 février 2007 1 26 /02 /Fév /2007 09:43
- Par Julien HOLTZ - Publié dans : Dopage

Empêtré dans l’opération Puerto, l’Allemand pourrait annoncer sa retraite aujourd’hui.

JAN ULLRICH a convoqué la presse ce matin, à 11 heures, à Hambourg. Le choix de cette ville n’est pas le fruit du hasard. Il y avait débarqué, à dix-neuf ans, en 1992 avec toute l’équipe du Dynamo Berlin démantelée après la chute du Mur. Une saison plus tard, il devenait champion du monde amateurs àOslo. Et c’est là, dans la cité hanséatique du nord de l’Allemagne, qu’il serait sur le point d’annoncer la fin de sa carrière. Ces derniers jours, il aurait en effet étudié, avec ses avocats et son manager Wolfgang Strohband, les détails de sa sortie.

Jan Ullrich aurait en fait pris la décision d’en rester là, alors qu’il est toujours empêtré dans les méandres de l’opération Puerto.Dès le début de l’affaire, les enquêteurs espagnols ont fait le lien entre son nom et des pseudonymes découverts sur des poches de sang et dans les carnets du docteur Fuentes, considéré comme le cerveau du réseau de dopage sanguin mis au jour le 23 mai dernier. Lui s’est toujours déclaré étranger à ces accusations. « Je n’ai rien à me reprocher, je n’ai jamais rencontré ce docteur espagnol », a-t-il souvent répété, sans pour autant être entendu en Allemagne où la presse ne l’a plus lâché depuis son exclusion du Tour de France, en juillet dernier. Une décision prise par ses propres dirigeants de la T-Mobile qui allait déboucher sur un divorce à l’amiable, en échange d’un silence mutuel sur leur passé commun. Ensuite, le vainqueur du Tour 1997 a subi les foudres de la Fédération helvétique (il réside en Suisse) : elle l’a privé de licence dans l’attente de l’ouverture d’une procédure disciplinaire qui n’a en fait jamais vu le jour sur ordre de la justice espagnole. Enfin, en Allemagne, une criminologue a porté plainte contre lui pour escroquerie, ce qui lui vaut aujourd’hui d’être le seul coureur cité dans l’opération Puerto poursuivi par la justice. Si ses plaintes pour diffamation contre un autre pourfendeur du dopage, le docteur Franke, ont abouti, Jan Ullrich a vécu toute cette période comme une injustice.

Il avait rêvé de la Discovery Channel Bien sûr, il a cherché à signer dans une nouvelle équipe. Les noms de Barloworld, Tinkoff ou encore Acqua & Sapone ont été avancés mais sans jamais le moindre contact concret. Patrick Lefévère, le patron de la Quick Step, s’est lui aussi renseigné sur le coureur allemand, le seul, selon lui, « à pouvoir à coup sûr gagner encore le Tour de France ». Mais sans donner suite. Ces derniers jours, on a même annoncé Ullrich au poste de directeur sportif d’une équipe autrichienne, la Volksbank. « Tout ça est faux », s’est-il contenté de déclarer. En fait, Jan Ullrich avait surtout rêvé de rejoindre la Discovery Channel. « Lance (Armstrong) voulait m’avoir dans son équipe, racontait-il récemment. Mais à l’époque, je n’avais déjà plus de licence. C’est finalement vers Ivan (Basso) qu’ils se sont retournés. »

En novembre dernier, il a pourtant repris l’entraînement tout seul chez lui, en Suisse, à Scherzingen, autour du lac de Constance, puis en Autriche et en Italie. Récemment, il a rejoint à Majorque ses copains Andreas Klöden et Mathias Kessler, aujourd’huimembres de l’équipe Astana, afin de poursuivre sa préparation pour un éventuel retour à la compétition. Son manager évoquait même, il y a peu, le Championnat du monde, organisé en septembre prochain à Stuttgart. Sauf qu’on imaginait mal la Fédération allemande, dont le président Rudolf Scharping vient de tenir des propos très violents contre son ancien protégé, sélectionner un personnage aussi « encombrant ».

À trente-trois ans passés, Jan Ullrich, plutôt fragile psychologiquement, a-t-il aussi compris que son champ d’action est désormais plus que restreint ? En Allemagne, la plupart des organisateurs ne veulent pas de lui au départ de leur course. Àl’étranger aussi, il a bien senti qu’il ne serait plus le bienvenu. Le don de son ADN (à deux reprises, en septembre puis en janvier) à la justice pour apporter la preuve de son innocence n’a visiblement pas dissipé les doutes à son égard. De quoi le convaincre qu’il est temps de passer à autre chose.

PHILIPPE LE GARS / L'EQUIPE

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