Par Julien HOLTZ - Publié dans : Au coeur du Tour de France
Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /Juil /2010 06:51

L'avis des organisateurs du Tour

Avoriaz de retour au sommet

C’est le début de la montagne. L’arrivée s’effectuera en altitude à Avoriaz et même si les écarts ne peuvent être très importants, Contador devrait quand même passer à l’offensive. Il pourrait même s’emparer du maillot. Mais son équipe pourra-t-elle le défendre tous les jours ? En 2003, Richard Virenque avait attaqué dans le Col de la Ramaz, gagné l’étape qui s’était terminée à Morzine et pris le Maillot Jaune. Pour retrouver trace d’une arrivée à Avoriaz, il faut remonter seize ans en arrière, en 1994. Le Letton Piotr Ugrumov, qui avait fini deuxième du Tour cette année-là, s’était imposé avant de remporter encore l’étape du lendemain.

 

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Par Julien HOLTZ - Publié dans : Au coeur du Tour de France
Samedi 10 juillet 2010 6 10 /07 /Juil /2010 21:39
Couverture média et interviews de la 7ème étape


Les vidéos
Résumé de l'étape

 

Cyclisme - Tour : Chavanel, une victoire de classe



Interview du vainqueur de l'étape
Sylvain Chavanel



Sujet magazine
La caravane publicitaire, introduite sur le Tour de France en 1930. 180 véhicules cette année.


 


Les réactions

Jérôme Pineau : « J’ai vu dans son œil que personne n’allait le reprendre »

C’est le travail de toute une équipe qui est récompensé. C’était un beau spectacle, et c’est aussi la victoire d’une amitié, d’une complicité. Lorsque Sylvain est revenu sur moi, je savais déjà qu’il le faisait parce qu’il se sentait fort. Et quand je l’ai vu partir, j’ai vu dans son œil que personne n’allait le reprendre.
Je suis heureux pour cette équipe, car beaucoup de gens disent que nous ne pouvons rien faire sans Tom. Bien sûr c’est un grand champion, mais nous prouvons aussi qu’il y a d’autres coureurs. Au Giro, beaucoup doutaient de nous, et nous avons remporté deux étapes. Sur ce Tour de France, on doutait encore de nous et nous avons remporté deux étapes, pris deux fois le Maillot Jaune.
Ce maillot me plait et j’ai de bonnes jambes, donc nous ne nous fixons pas de limites. Et si jamais Sylvain doit le prendre, cela ne me pose aucun problème, car il ne le fera que s’il se sent fort.

 
Sylvain Chavanel : « Une fois c’est déjà rare. Deux fois, c’est magnifique »

Je crois que les prochaines années je ne ferai plus aucune compétition pendant le mois de mai, quand je vois dans quelle forme je suis en ce moment sur le Tour. J’avais des jambes de feu, et je savais que je me trouvais sur des ascensions qui me correspondes très bien, à 4 % de dénivelé moyen à peu près. Au début j’avais peur d’attaquer, car je ne voulais pas ramener des coureurs sur Jérôme. Et lorsque je l’ai repris, il m’a dit « vas-y », il n’en pouvait plus.
Nous sommes dans une spirale incroyable sur ce Tour 2010. Nous avons bien commencé avec toute l’équipe, et cela se poursuit parfaitement. Ce que nous avons fait sur une étape à Spa, c’es déjà rare. Mais alors le faire deux fois, c’est magnifique. Maintenant, on va essayer d’en gagner une troisième !
J’ai commencé à pensé au Maillot Jaune dans la dernière ascension, et je me suis dit qu’après l’avoir perdu, c’était un beau coup de le reprendre. Demain je ferai tout pour le défendre, mais je sais que la bataille va surtout concerner les Contador, Schleck et Evans. Au milieu de tou ça, je vais tout donner mais si je le perds ce n’est pas grave.
En ce moment je suis sur mon petit nuage, je ne réalise pas. Mais je vois que j’ai beaucup de soutien, sur la route et partout. Cela me fait chaud au cœur.

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Par Julien HOLTZ - Publié dans : Au coeur du Tour de France
Samedi 10 juillet 2010 6 10 /07 /Juil /2010 15:57

L’arrivée de la 4ème étape du Tour 2010, remportée par Mark Cavendish à Reims, a été le théâtre d’une émotion forte et sincère marquée par le sceau de la pression et de la délivrance d’un coureur en proie au doute et aux critiques.  Soudain, au micro de Gérard Holtz en direct sur France 2, nous découvrons un bonhomme submergé par l’émotion, un instant incapable de parler, la gorge serrée. Quelques minutes auparavant, il venait de passer la ligne d’arrivée les bras levés, le premier de presque 190 coureurs. A travers ses larmes et ses sanglots, Cavendish expurgeait la focalisation de toute son énergie, d’une pression qu’il a dit supporter de toute part, l’acceptation de risques du métier et de la souffrance qu’un coureur doit s’infliger pour être prêt le jour j. Décryptage sur passionveloblog.com des raisons de ce moment de vérité :

La notion de pression et de résultat pèse sur les épaules d’un sprinter. Dans la pratique du sport de haut niveau et en particulier du cyclisme, plusieurs paramètres constituent les conditions du stress et le sens des responsabilités :
- Dévouement de ses équipiers
- Exigence de résultat de la part du sponsor
- Espérance et attentes de la part des supporters et de l’opinion publique
- Critique de la part des journalistes et experts (anciens coureurs)

Un coureur comme Mark Cavendish est identifié par ses pairs et par les journalistes comme un sprinter. Plus musclé, plus puissant, il est fait pour produire des accélérations courtes en fin d’étape dans une configuration d’arrivée massive sur un tracé non sélectif. Par opposition, dès que le tracé est plus accidenté (cotes et cols), un sprinter se retrouve souvent retardé. Si donc un sprinter réputé et reconnu prend le départ d’une course de plaine et qu’elle a de fortes probabilité de s’achever au sprint, ce coureur fera parti des favoris sur lequel on portera volontiers notre attention. Et d’autant plus si ce coureur (en l’occurrence Mark Cavendish) se fait remarquer par son caractère et son comportement en course, ou pour célébrer ses victoires (le geste du téléphone, le geste des deux « doigts d’honneur » dont Cavendish racontera que c’était pour faire référence aux archers de la bataille d’Azincourt). Cavendish ne gagnait plus depuis quelques courses alors qu’en 2009 il avait été impérial sur quasiment tous les sprints auxquels il avait pris part. Il s’était donc mis une pression folle tout en étant en proie au doute : pourquoi ne réussissait-il plus ? Erik Zabel est passé  par là pour le reprendre en mains et le coacher. Résultat concluant : 2 victoires d’affilée sur les étapes 5 et 6 du Tour 2010 !

Cette explosion d’émotions aurait pu arriver à un autre coureur vous savez. Il ne s’agit pas seulement d’une trajectoire personnelle mais aussi de la particularité de l’épreuve du sprint ! Allons donc plus loin dans la réflexion, tentons de comprendre pourquoi cette épreuve du sprint est si particulière : un mélange de funambulisme, de prise de risque quasi inconsidérée et de stratégie d’équipe.

Funambulisme

Funambulisme car les sprinters parcourent les derniers kilomètres à une allure folle peu importe le tracé (virages, barrières, public, ronds points, …). Ils doivent se faire la plus belle part du gâteau, passer la ligne le premier. Donc ils doivent provoquer les conditions de leur réussite en prenant des places préférentielles pour, lorsqu’il faudra lever le cul de la selle et écraser les pédales, avoir le plus de chances de son coté. Pour ce faire, les sprinters et leurs coéquipiers (des poissons pilotes) doivent « frotter » (entendez par là : s’appuyer des épaules contre un coureur à coté qui voudrait prendre votre place ou au contraire tenter de prendre la place qu’il occupe dans la roue d’un autre concurrent parce que ce concurrent serait potentiellement le coureur à suivre). Quand ça frotte dans le peloton, on n’est parfois pas loin de la chute (la preuve au Tour de Suisse 2010 avec la chute tout à l’avant du peloton de Mark Cavendish)

Prise de risque « inconsidérée »

Prise de risque « inconsidérée » car les sprinters qui gagnent sont ceux qui sont prêts à tout pour le faire. Les sprints se font entre 55 et 75km/h selon la nature du tracé. Essayez donc de maitriser votre scooter à cette vitesse-là tout en devant gérer les mouvements de masse du peloton autour de vous ! Des risques car à cette vitesse-là, une chute et c’est une blessure assurée ! Repensez donc à la chute spectaculaire de Laurent Jalabert en 1994 à Armantières (Nelissen percute un gendarme qui fait une photo pour un spectateur et Jalabert fait un soleil et retombe sur la tête) http://www.youtube.com/watch?v=VBevunyjdic
Les sprinters dressés sur les pédales baissent les yeux sur leur roue avant, secouent leur monture de droite à gauche et de gauche à droite, soulèvent parfois la roue arrière tellement ils tirent sur les pédales. Ils suivent le mouvement aléatoire du flot qui au grès du vent, au grè de l’allure, au gré de celui qui mènent la danse, … va de droite à gauche de la chaussée. Flot parce que l’organisation d’un peloton de coureurs sur la route respecte en quelques sortes les principes de la mécanique des fluides. Les sprinters devant accélèrent et distendent l’élastique … ceux qui n’ont rien à gagner, les leaders et prétendant à la victoire finale du Tour par exemple, restent dans la 2ème partie du peloton et ne prennent pas ces risques-là.

Stratégie d’équipe

Stratégie d’équipe car pour gagner un sprint, un sprinter a besoin des autres. En général c’est de ses équipiers dont on parle. Sauf quand un sprinter qui n’a plus d’équipier dans le final d’une étape et qu’il profite du travail d’une autre équipe en se calant dans les roues. Dans le schéma traditionnel d’une étape de plaine sur le Tour de France, une échappée se forme dans la première heure de l’étape (avec plus ou moins de difficulté), le peloton lui laisse une marge de nature à pouvoir la contrôler et l’annihiler lorsqu’il l’aura décidé. Car en effet, sur les étapes de plaine, c’est le peloton qui décide : il décide qui a le droit de s’échapper et qui n’en a pas le droit, il décide combien de temps d’avance peuvent prendre les coureurs à l’avant, et à quelle distance de l’arrivée il doit « embrayer » pour revenir sur les attaquants. Sur les premières étapes de plaine du Tour 2010, le peloton revient généralement à 3 ou 4 km de l’arrivée pour ensuite mettre les coureurs en file indienne, histoire que personne ne puisse partir en contre, et mettre les sprinters dans les conditions de leur exercice favori.

Préparer puis mener un sprint est une affaire d’organisation : Une équipe qui vise les sprints du Tour de France va organiser sa sélection de coureurs autour de son sprinter. Principalement des rouleurs et des sprinters de 2ème rang. Les premiers (les rouleurs) auront pour rôle de rouler au tempo pendant l’étape et à bloc sur la fin de l’étape pour ramener le peloton sur les échappés. Les seconds (les sprinters de 2ème rang) auront pour rôle d’être des étages moteurs pour la mise en orbite du satellite. Chacun s’écartera au fur et à mesure qu’il aura réalisé son boulot. C’est ainsi que Mark Cavendish a 2 coureurs à son service dans le final d’une étape pour lui lancer le sprint. (En encore, l’équipe HTC est moins aérienne, moins omniprésente que d’autres équipes les années passées). Mark Renshaw est la dernière rampe lancement pour Cavendish, il produit son effort de 500m à 300m et s’écarte. Cavendish n’a plus alors qu’à lever le cul et serrer les dents. En apnée … il passe la ligne et si la victoire lui sourit, la première respiration est celle de son sourire !

 

 

 

 

 

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Par Julien HOLTZ - Publié dans : Au coeur du Tour de France
Samedi 10 juillet 2010 6 10 /07 /Juil /2010 06:51

L'avis des organisateurs du Tour

Première grosse sélection

C’est de la moyenne montagne plus dure que Liège-Bastogne-Liège, car les ascensions font quand même entre 6 et 12 kilomètres. À partir du km 40, c’est parti. Il n’y a pas un centimètre de plat. Ça monte, ça descend, ça monte, ça descend, etc. À l’arrivée, il y aura encore peut-être une trentaine de coureurs ensemble. Ce ne sont pas des grandes difficultés, ce n’est pas forcément une étape pour un grand grimpeur, c’est plus pour un Cadel Evans ou un David Moncoutié. Mais la première grosse sélection va avoir lieu et ceux qui ne seront pas en jambes, qui ne verront jamais la tête de la course pourront déjà perdre le Tour.

 

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Par Julien HOLTZ - Publié dans : Au coeur du Tour de France
Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /Juil /2010 19:21
Couverture média et interviews de la 6ème étape


Les vidéos

Résumé de l'étape

Cyclisme - Tour : Cavendish, la passe de deux
Le sprinteur britannique a dominé avec brio le sprint massif à Gueugnon. Retrouvez en images le résumé de la 6ème étape.



Interview du vainqueur de l'étape
Mark Cavendish



Sujet magazine
Tour de France et tour des déguisements.


 



Les réactions

Fabian Cancellara : « Regarder de l’avant »

Les derniers jours ont été très durs dans un sens, donc j’ai essayé de récupérer et de dépenser le moins d’énergie possible. C’est appréciable de porter le Maillot Jaune, mais il est tellement important de rester concentré qu’en réalité, j’en profite plus en dehors de la course : à l’hôtel pendant le massage, ou à table devant un bon plat. Mais en moyenne, c’est toujours très spécial de porter le Maillot Jaune.

La seule chose que nous pouvions faire après avoir perdu Frank, c’est de regarder de l’avant. Il nous est déjà arrivé dans le passé de perdre des coureurs, et cela fait partie du jeu. On ne sait jamais ce qui peut se produire : un coureur chute, ou tombe malade, et il y a une personne de moins dans le groupe. On fera sans, et du mieux possible. Nous voulons être sur le podium à Paris, et surtout qu’Andy soit sur la plus haute marche.

 
Alessandro Petacchi : « Je suis là pour gagner des étapes »

Aujourd’hui j’ai prouvé que je pouvais gagner dans toutes les circonstances. J’ai entendu plus ou moins certains commentaires disant que la victoire de Bruxelles était celle d’un ‘petit vieux’, mais cette fois-ci je n’ai bénéficié d’aucune chute.
Je tiens à remercier mon équipe car c’est grâce à eux que je participe à nouveau à des courses de ce niveau. Maintenant, avec deux victoires, je pourrais très bien rentrer à la maison et considérer que mon boulot est terminé. Deux victoires sur le Tour de France, c’est déjà exceptionnel. D’ailleurs après la première, je discutais avec Oscar Freire et il m’a dit que je pouvais déjà savourer mon Tour, que tout le reste serait du bonus. Mais je ne vois pas tout à fait les choses de cette façon. Je suis là pour gagner des étapes, et je vais continuer d’essayer de le faire.
La question du train est importante, et je n’ai pas le même qu’à l’époque de la Fassa Bortolo. Mais déjà dans ces années là, il m’arrivait de me retrouver seul et de devoir m’adapter à la situation. Dans les deux cents sprints que j’ai dû faire, j’ai acquis beaucoup d’expérience. Donc maintenant je sais quelle roue prendre. Aujourd’hui, je me suis mis dans celle de Cavendish. Mais il est vrai que nous devons travailler à enrichir le train pour gagner plus de courses. Et c’est ce que Mr Saroni compte faire dans l’avenir, car dans ce domaine, les autres équipes sont à de très haut niveau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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