Par Julien HOLTZ - Publié dans : Jargon et culture vélo
On ne change pas une recette qui gagne ! Samedi matin 10h30, il y a foule à l'Hippodrome de Longchamp ! J'arrive de quelques kilomètres sur le plat depuis mon petit appartement boulonnais. Les quais, quelques voitures, le grand plateau dès le départ car plat et très roulant. J'ai un 51 dents sur l'un de mes deux vélos (le Bianchi SL 3 Ultegra de 2004, cadre alu fourche carbone). Bon pour enrouler et tourner les jambes quand on manque de puissance.
Dès mon arrivée à la Mecque de l'entrainement amateur de l'ouest parisien, je trouve un gros peloton qui passe. Je m'imisce dedans après avoir laissé passer les 3/4 du paquet. Ca roule déjà bien, ça relance à l'amorce du faux plat. Je me sentais un peu nerveux à certains moments car peur de la chute sur des regroupements, ou lorsqu'on double des cyclistes plus lents et esseulés dans des passages étroits.
Je parle d'habitudes car ce milieu du vélo est un cercle assez concentrique avec une masse d'habitués qui se connaissent d'Eve et d'Adam ! Quand on aime le vélo c'est à vie apparemment ! Et donc ces habitudes c'est de venir rouler le mardi soir pour passer les courbatures de la course du dimance, puis de revenir le jeudi soir pour préparer la course du week end, on revient même le samedi pour entretenir la condition ! Et le dimanche matin, on retrouve tous ceux qui ne coureront pas le dimanche.x
"la Guibole" fait partie de ces habitués, tout comme José Vallée. Deux coursiers, deux "bons gars" volontiers entraineurs et prof à leurs heures et surtout excellents compétiteurs. Des mecs qui font le métier. Jean François Guiborel (alias La Guibole) est un pistard depuis toujours. C'est lui qui m'a pris sous son aile quand j'ai commencé à rouler sur route. Volontiers potache et blagueur dès qu'il a un vélo entre les jambes et dans le peloton. José, lui, c'est la force tranquille .... Assez peu de mots, beaucoup d'endurance. José il est dur au mal ! Pas de compteur sur son vélo, un vieux Peugeot équipé de boyaux. Il roule au sensation et parle à l'ancienne comme les titi parisien. Puis il y a Raymond aussi, Raymond Plaza, le Président du CSM Puteaux. Il vient se garer en épi face aux tribunes avec son break jaune aux couleurs de MAVIC. Il regarde ses ouailles, les élites et les autres du CSM Puteaux (tous en noir, blanc et jaune). Lorsque les jambes sont lourdes on s'arrête le saluer et taper la discut.
Aujourd'hui La Guibole avait du feu dans les jambes. Il se testait, il tapait dedans comme il dit. La semaine dernière il aurait pu gagner. Lorsque le peloton a ralenti ce matin aux alentours de 37-38 ;-) Jeff m'a parlé de ce finish qu'il a mal négocié. Ce sprint qu'il n'a pas fait. Question de motivation, question d'engagement. Ce moment ou on il faut "embrayer" est crucial en vélo. Soit tu y vas direct, soit tu hésites et là c'est fini. On a des passages dans la vie où on hésite, on se dit "à quoi bon ?" ... Allez Jeff, tu as plein de courses à gagner dans ta vie et pas qu'en vélo. Et on fera tous le métier pour toi si tu te comportes en leader !
Ce matin, drôle de coincidence, un coureur avec un maillot Crédit Agricole et le vélo qu'ils utilisaient il y a 5-6 ans me remonte dans le paquet. Il me dit "Tu es dans quelle agence ?". Je lui réponds : "Nextedia !" ... C'était un de mes patrons !!!!! Qui me disait qu'il venait parfois rouler sans gourde pour rouler "jusqu'à ce qu'il n'aie plus de jus"
En rentrant au bercail, j'ai rompu une habitude : relacher et tourner les jambes. Normalement dans ton dernier tour à Longchamp tu mets le petit plateau et tu souffles. J'ai quitté le peloton dans le faux plat et me suis réinséré dans la circulation automobile. Et là j'ai vu que je quittais Longchamp avec un autre cycliste. Je partais pour rouler à 30-32 mais lui me passe et se met à 35. ok gars on va rouler !
Au bout de 200 mètres, je le double pour prendre un relais. Et je me mets dans un tempo très élevé pour ma condition actuelle à 37 - 38, voir même jusqu'à 40 ! j'ai coincé au passage du pont de sèvres où il faut grimper pendant 20 mètres et là après 70 km à 37 de moyenne, j'ai senti des pointes dans les quadriceps. Je me suis remis dans sa roue mais aussitot sur le plat il voulait que je reprenne le boulot. Bonne sortie ! Allez hop le bon bain chaud et la sieste !!!
Google a décidé d’offrir… un VTT à chacun de ses employés en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Cette idée, mise en place par Holger Meyer, le premier emplolyé de Google Allemagne, devrait, selon le moteur de recherche, “aider [les employés de Google] à se maintenir en forme et à contribuer à la protection de leur environnement”. “Nous pensons qu’en offrant ces vélos (…), nous les aiderons à adopter un mode de vie plus sain, à découvrir leur ville et à contribue (…) à la réduction des émissions de gaz à effet de serre” indique Liane Hornsey, directrice des ressources humaines pour Google Europe, Moyen-Orient et Afrique. Les vélos, fabriqués par Raleigh Europe, seront disponibles dans différents modèles, pour hommes, femmes, vélos de ville et pliables. Des vestes et des casques sont également disponibles. Après les repas gratuits et la masseuse sur le lieu de travail, c’est un nouveau pas de Google, qui a été dernièrement distinguée comme la meilleure entreprise où il fait bon vivre, envers les services pour ses employés. (Merci à Benoit Anglade du groupe Nextedia pour l'info)


" Le futur système de vélos en libre service a un nom : Vélib’. Court, simple, facilement prononçable dans de nombreuses langues, il illustre l’aspect pratique de ce futur service, attendu par les Parisiens. Associé au logo de la Mairie de Paris, « Vélib’ » sera apposé sur chacun des vélos et sur l’ensemble du mobilier urbain. Le modèle que nous avons retenu a été conçu par le designer Patrick Jouin (cf illustration jointe). Elégant, il est doté d’une selle réglable en hauteur, d’un panier de grande capacité, d’un système de changement de vitesse rapide sans risque de déraillement, ainsi que d’une béquille haute stabilité. Je rappelle que trois formules d’abonnements seront proposées aux futurs utilisateurs : l’abonnement un jour (1 €), l’abonnement 7 jours (5 €) ou l’abonnement annuel (29 €). Pour les personnes ne souhaitant pas s’abonner, l’usage de ces vélos sera gratuit la première demi-heure, les prix devenant progressifs au-delà de cette durée. Conformément à nos engagements, Vélib’ sera mis en service au cours de l’été 2007.
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