Par Julien HOLTZ
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Publié dans : Au coeur du Tour de France
Lundi 5 juillet 2010
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20:53
Victoire de Chavanel et maillot jaune potentiellement jusque dans les Alpes, des chutes comme s’il en pleuvait, un peloton d’abord désorganisé et éparpillé, des vélos cassés, Le Mevel qui
roule avec le vélo de Vaugrenard, Jens Voigt qui se relève pour attendre et ramener les frères Schleck, puis le peloton entier qui se relève pour attendre le groupe Armstrong / Contador et
le groupe Schleck : Cette 2ème étape du Tour de France un truc de fou !
Décryptage …
Un choix cornélien
Le vélo est un sport individuel qui se pratique en équipe. Le vélo est un sport d’arrangements et de compromis aussi. Sans le dévouement de son équipier Jens Voigt ajouté à la résignation de
Fabian Cancellara pour laisser s’échapper son maillot jaune, les frères Schleck ne seraient jamais revenus dans le peloton. Ils ont accusé plus de 5min de retard. Au final ils étaient dans le
paquet à l’arrivée. Bjarn Riis a du faire un choix : un maillot jaune assuré pour maintenant et demain / ou un maillot jaune hypothétique pour « après-après-demain ». Et le choix était vite fait
: La Saxo Bank aura peut etre tout perdu sur cette 2ème étape en faisant le mauvais choix.
Le job d’équipier
Drole de situation que de voir Christophe Le Mevel annoncé comme la meilleure chance française pour le général du Tour 2010 rouler en danseuse ou assis sur le cadre avec une tige de selle de près
de 30 cm. Benoit Vaugrenard s’était dévoué en lui offrant son vélo afin qu’il perde le moins de temps possible lors de la chute collective dans la descente du Col de Stockeue.
C’est la drole de saveur de ce sport ou les équipiers doivent se dévouer corps et ames pour leur leader désigné quite à perdre un temps immense et toute chance de figurer au général. « Donner sa
roue », « donner son vélo », « faire le porteur d’eau », « abriter son leader » … Telles sont les prérogatives des équipiers, ouvriers de l’ombre.
Influences et irrationnel
Après être sorti le premier de la descente piégeuse, quelques coureurs s’agrègent autour de Cancellara et au bout de quelques km, le maillot jaune fait signe qu’on « coupe l’effort ». Il a reçu
l’ordre de permettre aux groupes attardés de rentrer sur eux. Le jeu des oreillettes et les discussions entre directeurs sportifs produisent ce genre de situation où après un moment de flottement
(les coureurs apprennent un fait de course mais que personne ne sait rien concrètement), une action est explicitement visible à l’écran. Là pour l’occasion c’est la trêve du peloton. De la même
manière à 2 km de l’arrivée, Cancellara descend à l’arrière du peloton au niveau de la voiture du directeur de la course et palabre avec Jean François Pescheux. On apprendra après la course qu’il
lui avait imposé que le peloton ne ferait pas le sprint. C’est donc un peloton massif et passif qui a franchi la ligne d’arrivée à Spa hier.
Et Chavanel dans tout ça ?
Jalabert avait senti le coup, il voyait Chava fringant et frais. Cette région et cette étape étaient un contexte très particulier pour le coureur français de la Quikstep par rapport au souvenir
de sa terrible chute lors de Liège Bastogne Liège avec multiples blessures dont fracture du crane et de la pommette. Les conditions de course ont permis de transformer le panache du français en
exploit désormais mémorable. Nous retiendrons les faits et la manière. Chavanel a franchi la ligne avec émotion. Le journal L’Equipe aujourd’hui relate qu’il a fait pleurer son père. Et Chavanel
portera le maillot jaune nous l’espérons pour une bonne semaine !
Par Julien HOLTZ
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Publié dans : Au coeur du Tour de France
Lundi 5 juillet 2010
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20:00
Couverture média et interviews de la 2ème étape
Les vidéos
Résumé de l'étape
Cyclisme - Tour : Tout baigne pour Chavanel !
Le Français Sylvain Chavanel remporte en solitaire la deuxième étape, entre Bruxelles et Spa.
Interview du vainqueur de l'étape
Sylvain Chavanel
Sujet magazine
Alberto Contador et les rivalités.
Les réactions
Sylvain Chavanel : « Dans le vélo, la roue tourne »
C’était un grand numéro. J’ai dit que j’allais commencer ce Tour dans un bon état de fraîcheur, et que je ne serais pas loin de ma meilleure forme. Finalement, j’avais coché cette étape et j’ai
réussi à la gagner. C’est le plus beau jour de ma vie sportive. Quand je vois que cette saison a commencé par des enchaînements de galères, et que je n’ai jamais baissé les bras… finalement je
ne regrette pas d’avoir autant souffert, si c’est pour éprouver de si grandes émotions maintenant. Je savoure ce moment, c’était mon jour.
J’avais coché cette étape depuis longtemps, et j’ai réussi. Cela prouve que dans le vélo, la roue tourne !
Maintenant j’ai près de trois minutes d’avance au classement général ! Alors je crois que je peux aller loin…
Jérôme Pineau : « C’est magique »
Cela ne pouvait pas être plus beau. Ce matin, nous avions prévu, Sylvain et moi, d’attaquer chacun notre tour. Et nous avons réussi à nous retrouver tous les deux dans la même échappée, ce qui
est déjà formidable. Puis assez rapidement, nous nous sommes mis d’accord pour qu’il m’aide à prendre des points pour le classement des grimpeurs, et que je le soutienne ensuite sur le final.
Mais il n’a même pas eu besoin de moi !
C’est magique. Une journée comme celle-là, ça n’arrive peut-être qu’une seule fois dans une carrière. Je sens que dans l’équipe nous sommes partis sur la même dynamique que pour le Giro.
En ce qui concerne les chutes qui ont désorganisé le peloton, comme souvent le malheur des uns fait le bonheur des autres. Cela a permis à Sylvain de gagner l’étape et de prendre le Maillot
Jaune, mais je ne pense pas qu’il gagnera le Tour de France ! C’est tout de même bien que les favoris aient pu tous revenir.
Par Julien HOLTZ
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Publié dans : Au coeur du Tour de France
Lundi 5 juillet 2010
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06:57
L'avis des organisateurs du Tour
Un clin d’œil aux « classiques ardennaises »
La course entre un peu plus dans le vif du sujet avec cette étape vallonnée, qui fait un clin d’œil aux « classiques ardennaises » en empruntant un peu de la Flèche Wallonne, un peu de
Liège-Bastogne-Liège… Il n’y a pas de côtes très dures mais cela suffira pour éliminer les gros sprinteurs, comme Cavendish alors que Freire, lui, devrait pouvoir passer. À mon avis, à l’arrivée,
il y aura un peloton d’une cinquantaine de coureurs. Mais c’est un parcours accidenté sur lequel il peut se passer beaucoup de choses. En 1995, c’est au cours d’une étape qui ressemblait à
celle-là que Miguel Indurain avait attaqué dans les bosses de Liège-Bastogne-Liège et était parti avec Johan Bruyneel.
Le profil
La carte
Par Julien HOLTZ
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Publié dans : Au coeur du Tour de France
Dimanche 4 juillet 2010
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/2010
21:50
Pour les coureurs cyclistes, c'est quelque chose d'essentiel à faire et de très intéressant à regarder quand il s'agit de coureurs pros : c'est l'échauffement. Avant de réaliser un effort brut,
court et intense, il faut avoir roulé et sué plus que de raison ... Certains ont meme dit hier qu'ils avaient roulé plus d'une heure avant de faire leur contre-la-montre de 10 minutes. La preuve
en images :
Par Julien HOLTZ
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Publié dans : Matériel et technique
Dimanche 4 juillet 2010
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/2010
21:07
En 2010, l'objectif majeur d'Armstrong est de gagner un 8ème Tour de France. Parmi les moyens à sa portée, c'est de retrouver sa splendeur d'antan dans l'exercice si particulier du
contre-la-montre où condition physique optimale et excellence de la maitrise technique doivent aller de concert.
Armstrong a toujours eu l'habitude de tourner les jambes plus vite que tout le monde. Il avait aussi une position plus compacte, ramassée que ses concurrents. Depuis sa retraite, il avait perdu
de sa superbe. Sa 4ème place hier dans le prologue du Tour de France, une sacrée perf, est certainement la conséquence d'un travail acharné de L.A. sur différents sujets dont
l'aérodynamisme.

Sur le site wired.com, on apprend que Giro, l'une des marques partenaires de L.A. a vite réagi à l'appel du pied d'Armstrong et inventé pour lui un "Advanced Concept Group" dédié à la recherche
et développement appliquée, entendez donc dans des conditions réelles.
Armstrong, qui est réputé pour etre ultra méticuleux, raconte que c'est Giro qui a conduit le projet. L'entreprise de Santa Cruz (Californie) a brainstormé, réfléchi, inventé, ... puis choisi un
cobaye comme étant le plus approprié (Lance Armstrong en l'occurrence). L'enjeu était de créer le plus rapide, le plus aérodynamique des casques de contre-la-montre peu importe les conditions
météo.
Giro a dépensé 15000 $ pour développer son programme et aboutir au casque que L.A. a utilisé samedi lors du prologue à Rotterdam. Ils ont conçu un mannequin qui reprenait exactement la posture de
Lance Armstrong afin de pouvoir multiplier les essais en soufflerie sans nécessiter la venue du champion.
Chris Bullock, le patron de Giro a comptabilisé 5 sessions d'essais en soufflerie. Et Giro a conçu un casque totalement adapté à L.A. avec une queue plus courte afin de mieux s'adapter à la
morphologie spéciale du dos d'Armstrong.
“I have seen tremendous technology changes throughout my career,” Armstrong says. “There is demand all around to innovate and rapidly try and test new ideas and technologies.”
Lance Armstrong réalise un scanner pour la confection de son casque.
Merci à Thibaut Dutartre pour cette info.
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