Par Julien HOLTZ - Publié dans : Mobilité
Mardi 9 janvier 2007 2 09 /01 /Jan /2007 09:30
 
vu sur 01men., le 03/01/2007 à 14h35 / Christophe Moëc
Dix ans après la promulgation de la loi sur l'air encourageant « l’usage de la bicyclette », la France fait toujours figure de pays en voie de développement cycliste. La situation s’améliore mais demeure disparate.
 

2007 sera-t-elle une année vélo ? Ce moyen de transport représente 3 % du nombre des déplacements dans l'Hexagone contre 27 % aux Pays-Bas, 18 % au Danemark, 12,6 % en Suède et 10 % en Allemagne et en Belgique. Mais la France entend bien se décomplexer vis-à-vis de ses voisins, comme en atteste le rapport Le Brethon de mars 2004, avec cet objectif affiché de « 10 % des déplacements effectués à vélo en ville en 2010 ».

En avril 2006, le gouvernement a ainsi nommé un « Monsieur vélo » et a créé un comité de pilotage en faveur d'un « Code de la rue », visant à mieux partager l'espace public urbain. Mais si l'Etat donne l'impression d'accélérer la promotion et le développement de l'usage des « modes doux », le sentiment sur le terrain associatif est celui d'un faux rythme et non d'un véritable changement de braquet de la part des politiques.

Selon Pierre Toulouse, président de l'association MDB Ile-de-France, il est « politiquement correct de parler du vélo, mais il reste encore un instrument de loisir. Globalement, la communication est insuffisante et ne porte pas assez ses fruits. Et puis, il y a un vrai déséquilibre entre la banlieue et la capitale, ce qui n'incite pas les gens à délaisser la voiture. »


Certaines villes hors-la-loi

L'article L228-2 du Code de l'environnement du 1 er  janvier 1998, oblige, lors de travaux de voirie, à la création d'aménagements cyclables. Or, cette loi n'est pas toujours respectée par les élus. « Les investissements pour la voiture sont toujours massifs et prioritaires. Les aménagements cyclables ne sont faits (lorsqu'ils le sont) que là où ils ne dérangent ni les voitures ni les riverains et ne coûtent pas chers », affirme Jérôme Hourquet, secrétaire de l'association Dérailleurs de Caen (1 % de déplacements à vélo). En effet , «  aucune mesure coercitive n'est prévue par la loi », précise-t-il.

Cependant, par le truchement de certaines associations cyclistes (la France en compte 136), portant leurs actions en justice, des procès ont été gagnés pour non-application de la loi sur l'air et permettent désormais de faire pression. L'association Revv (Roulons en ville à vélo) à Valence, pour sa victoire en appel après cinq ans de procédure contre sa ville, fait désormais office de jurisprudence.

Depuis, Valence a fait des émules, comme à Lille, où dorénavant, l'Adav (Association droit au vélo) est consultée par la voirie pour participer conjointement aux aménagements cyclistes. Malheureusement, ce n'est pas le cas partout. A Clermont-Ferrand (1 % de déplacements à vélo), l'association Vélo-cité 63 déplore son manque de lisibilité sur les projets d'urbanisme. Selon David Gesland, membre de l'Association , « Les décisions sont prises, en général, sans identifier la nature des travaux, ni leur date ni leur contenu. Tout se précise ensuite au sein des services techniques. Historiquement, Clermont-Ferrand est liée à Michelin. La ville subventionne le Festival de la publicité automobile. Renouveler cette image n'est pas simple. »


L'argent seul ne suffit pas

Certes, la mise en place d'un « Monsieur vélo » dans chaque DDE permet de relayer la politique nationale en matière de vélo et de faire le lien avec le milieu associatif. Cependant, être entendu ne veut pas nécessairement dire être écouté. Un prolongement efficace de la loi sur l'air consisterait à ne plus faire d'aménagements de voirie sans l'approbation des associations. Celles-ci joueraient alors le rôle d'arbitre en amont des travaux.

« Les utilisateurs sont les mieux à même de juger des aménagements », rappelle Hervé Cadillac de l'association Pau à vélo. « A Pau, poursuit-il , le budget alloué aux aménagements cyclables est de 70 000 euros. Or, déplacer un feu tricolore coûte 50 000 euros. Aussi, nos actions se limitent, pour l'instant, aux sas vélos, qui ne coûtent pas chers. » Pierre Jaussaud, membre fondateur de l'ADTC Grenoble (Association pour le développement des transports en commun), ajoute que « l'Etat ne gagne rien avec l'automobile, qui, globalement, coûte plus chère qu'elle ne rapporte. Un exemple : sur 25 km de la RN 91, le département de l'Isère s'apprête à investir 300 millions d'euros d'ici à 2012 pour faire des déviations. »

L'argent seul ne suffit pas. A Paris, le nouveau tramway, inauguré le 16 décembre 2006, est très contestable sur le plan cyclable. L'extension de trottoirs réservés aux cyclistes ne permet pas de rouler à plus de 15 km/h. Benoît (27 ans, Paris 15) : « J'emprunte la chaussée, c'est plus sûr, car la piste comporte de nombreuses chicanes, avec des changements de pente incessants et des interruptions. En plus, il y a des piétons partout, quand ce n'est pas des voitures stationnées. C'est très beau, mais il faut redoubler de vigilance et, fatalement, ralentir. »


Les exemples à suivre

La France possède son peloton de tête de villes cyclistes. Notamment Bordeaux et Lyon (10 % de déplacements à vélo voire 30 % en centre-ville !). « A Bordeaux, ça fait bien longtemps que nous possédons notre « Monsieur vélo », explique Magali Viaud de l'association Vélocité . Les élus nous consultent. Nous sommes 60 000 cyclistes. » La Maison du vélo met à disposition un parc de 3 000 bicyclettes qu'elle prête aux résidents et aux étudiants. Le système est entièrement gratuit ! L'entretien incombe à chaque utilisateur. L'intérêt étant de responsabiliser et de susciter l'achat par la suite. »

La ville de Lyon, quant à elle, a confié la gestion des déplacements à vélo à Cyclocity (JCDecaux). Rebaptisée Vélo'v par l'agglomération lyonnaise, la location de vélos se fait 7 j/7, 24 h/24, grâce à une carte d'accès et un système électronique. JCDecaux développe et entretient le parc des 2 560 vélos et 175 stations, en contrepartie, il exploite l'affichage publicitaire des abribus. Le succès est tel, que le 16 octobre 2006, un record a été battu avec 30 058 locations en une journée ! La moyenne se situant plutôt entre 12 000 et 16 000.

Aux côtés de ces deux pointures, des villes comme Paris (350 km de pistes cyclables, dont de superbes voies le long des canaux et des couloirs de bus ouverts aux vélos), Strasbourg (4 000 arceaux, 200 contresens cyclables et un parc de 1000 vélos), Grenoble (260 km d'itinéraires cyclables sécurisés dont de nombreux en zone 30), font figure d'exemples. Il faut également citer le cas des villes précurseurs comme La Rochelle (7 % de déplacements à vélo et la création d'une Vélo-Ecole depuis 2005) ou Rennes (175 km d'itinéraire cyclable, 300 parcs à vélos pour 2 600 places). En 2007, le vélo devrait devenir de plus en plus attractif, avec la multiplication des locations dont les offres devraient s'intensifier et se diversifier. Comme à Paris, où un appel d'offre est actuellement en cours.

Une course contre les préjugés
- Le vélo est-il une affaire de « casse-cou » ?

63 % des déplacements à vélo sont effectués par des hommes. Mais rouler à vélo est seulement 1,5 à 2 fois plus risqué que le transport en voiture. Tandis que la moto, elle, est 50 fois plus dangereuse que l'auto, selon Nicolas Igersheim, président de La ville à vélo de Lyon. « Entre 2005 et 2006, avec Vélo'v, le nombre de cyclistes a augmenté de 50 %, mais le nombre d'accidents, lui, est resté stable. »
- Circuler à vélo, c'est s'exposer davantage à la pollution ?

Les études sur Paris montrent qu'entre 2002 et 2007, la pollution aura baissé de 26 % du fait de l'amélioration technique des moteurs et de 6 % du fait de la réduction de la circulation et des aménagements de voirie cyclable. De plus, il faut savoir que 50 % des déplacements en voiture font moins de 5 kilomètres... mais peuvent durer très longtemps. Ainsi, sur tous les petits trajets, le vélo rivalise avec la voiture et offre plus de garantie pour les poumons.
 
Participez au forum du site éditeur de l'article
Merci à Sandrine Avenier pour l'info
 
Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire

Par Julien HOLTZ - Publié dans : Télévision
Samedi 6 janvier 2007 6 06 /01 /Jan /2007 22:30

Nicolas Geay présente dans Stade 2 du Dimanche 7 janvier 2007 une interview exclusive de Paolo Bettini. Passionveloblog.com est allé s'intéresser à la démarche de ce journaliste - passionné de cyclisme et triathlète - en pleine réussite (ndlr : il avait obtenu fin 2006 l'une des rares interview privées de Floyd Landis).

> Passionveloblog : Bonjour Nicolas, comment allez-vous ?
Nicolas Geay : Bien, je suis en plein montage de mon sujet pour Stade 2 de demain.


> Justement j'ai appris que vous avez réussi à obtenir une interview de Paolo Bettini et je voudrais que vous me racontiez comment vous avez obtenu ce scoop ?
N.G. : C'est fin novembre / début décembre que j'ai commencé mes recherches pour réaliser ce reportage. C'est à dire 15 ours - trois semaines après le Tour de Lombardie, l'une des épreuves qui clot la saison cyclistes et que Bettini a remporté.


> Ce genre d'interview, est-ce dur à obtenir Nicolas ?
N.G. : J'ai été entre 3 semaines et un mois en contact avec l'attachée de presse de l'équipe Quickstep. Bettini a fini par dire ok pour tourner ce reportage après les fêtes de fin d'année. Je suis donc allé Jeudi 04 janvier en Toscane rencontrer Paolo et les siens.

> Quel est votre angle d'attaque pour ce sujet ?
Je tenu à revenir sur les 15 jours qui ont changé la vie de Bettini : sa victoire en souriant aux Championnats du monde de Salzburg, 8 jours plus tard la mort de son frère suivie 8 jours plus tard de sa victoire en pleurant au Tour de Lombardie. Bettini nous raconte qu'il a failli tout plaquer suite à la mort de son frère. Nous avons rencontré son père qui nous révèle ce qu'il a dit à Paolo pour le motiver et le convaincre de poursuivre le vélo.

> Qui avez-vous rencontré pour le sujet ?
Nous l'avons tourné chez lui avec sa femme et sa fille, puis chez son père et sa mère. Nous avons même vu le petit Francesco (le fils de son frère décédé). Ce sujet est tourné vers l'émotion.

> Un scoop ?
Oui Paolo Bettini nous annonce dans l'interview qu'il prendra le départ de Paris Roubaix pour la première fois de sa carrière en 2007 !

> Combien de temps va durer le sujet ?
Entre 4 minutes 15 et 4 minutes 30.

> Vos prochains projets ?
J'ai obtenu l'accord d'Ivan Basso après avoir montré pate blanche à Johan Bruynel. J'irai probablement fin janvier tourner ce sujet au camp d'entrainement des Discovery Channel.

Merci Nicolas pour toutes ces informations !

Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire

Par Julien HOLTZ - Publié dans : Matériel et technique
Samedi 6 janvier 2007 6 06 /01 /Jan /2007 11:21




une photo proposée par http://uclhsm.skynetblogs.be


>> A propos du cadre (informations fabricant) :

Competitive Road
Our feathery FACT carbon Tarmac is so light and quick, the finish line will barely know it's being crossed. There might not even be a finish line in your race; simply staying a tire length or two in front of your friends on a given day might be your mission. To do that you need a steed designed for raw speed and efficiency that's still light, sharp-handling and smooth-riding. Designed in cooperation with the Specialized-sponsored Gerolsteiner squad, our FACT carbon Tarmac is all that and more. The Tarmac will whisper to the scales and murmur sweet nothings to the finish line—wherever it might be.

Features
  • S-Works FACT 10r carbon frame, Az1 construction, compact race design
  • S-Works FACT monocoque carbon fork; full carbon legs, crown and steerer
  • S-Works Barmac Wedge, carbon bar/stem combo, superlight integrated carbon design, adjustable stem angle
  • S-Works FACT carbon crankset, integrated oversize design with integrated bottom bracket
  • Roval Classique Rapide Star Carbon wheelset
  • SRAM Force 110-speed component group
  • Body Geometry Toupé Team saddle

    Technical specifications : ici


    >> Le communiqué de presse du fabricant
     
  • QuickStep-Innergetic Choose Specialized
    Team of Champions to Ride World's Most Innovative Bikes & Equipment

    QuickStep-Innergetic announced they have chosen Specialized to supply their team bikes and select equipment for 2007 and beyond. The team's marquee riders—such as reigning world and Olympic champion Paolo Bettini and 2005 world champion Tom Boonen—will be perfectly served by the diverse range of technologically advanced bicycles created by the S-Works division at Specialized.

    Effective 1/1/07, Bettini's choice will be the S-Works Tarmac SL for its razor sharp handling, minimal weight, and efficiency. Boonen, often known as The Kingof the Cobbles, will opt for the all-new S-Works Roubaix SL.

    With a diverse roster hailing from no fewer than eight different countries, the QuickStep-Innergetic team brings a truly international squad that complements the global appeal of Specialized.

    "Having Specialized bikes under the world's very best riders with the QuickStep and Gerolsteiner squads will inspire even stronger focus and greater innovation from our engineers, developers, and designers. It shows Specialized dealersworldwide that we are fully committed to making our bikes and equipment themost desirable," said Specialized founder and president, Mike Sinyard.


    Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire

    Par Julien HOLTZ - Publié dans : Dopage
    Samedi 6 janvier 2007 6 06 /01 /Jan /2007 00:28

     

    L'Agence mondiale anti-dopage va verser 150 000 dollars (ça fait moins en euros), pour continuer les recherches en France pour détecter de façon indirecte le dopage.
    Depuis la mise en place du suivi médical longitudinal en 98, l'Institut national de la recherche agronomique de Toulouse et l'Agence française de lutte anti-dopage cherchent une méthode pour détecter de façon indirecte la prise de produits dopants, invisibles au contrôle urinaire.
    Source : La France cycliste

    Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire

    Par Julien HOLTZ - Publié dans : Dopage
    Samedi 6 janvier 2007 6 06 /01 /Jan /2007 00:21

     

    Afin de financer sa défense face aux procédures engagées contre lui pour dopage sur le Tour de France 2006 , l'Américain Floyd Landis collectera prochainement 2 millions de dollars (1,5 million d'euros).

    «Malgré leur manque de respect pour les droits individuels et les procédures, les instances sportives qui poursuivent Floyd sont largement financées par les millions de dollars des contribuables américains et elles possèdent des ressources financières et humaines qui dépassent même celles d'un athlète avec autant de réussite que Floyd», a justifié Michael Henson, son porte-parole.

    L'Agence américaine antidopage (USADA) a engagé une procédure disciplinaire contre Landis pour son dopage présumé à la testostérone lors du Tour de France 2006. Les appels interjetés par le coureur ont tous été rejetés.

    L'Américain âgé de 32 ans, qui plaide des erreurs dans les analyses réalisées par le laboratoire de Châtenay-Malabry (région parisienne), encourt deux ans de suspension et l'annulation de sa victoire finale dans le Tour.

    (L'Equipe.fr et AFP)

    Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

    Infos & contacts


    Actuellement  12  visiteur(s)

    Présentation

    • : PASSION VELO BLOG : Tout sur le Tour de France et la pratique du cyclisme
    • PASSION VELO BLOG : Tout sur le Tour de France et la pratique du cyclisme
    • : sport santé passion vélo cyclisme Sport
    • : PASSIONVELOBLOG.com : Un blog pour la passion du vélo et dans les coulisses du Tour de France. Sujets abordés : Matériel et technique, méthodes d'entrainement, lutte contre le dopage, diététique, récupération, d'hygiène de vie, vidéos drôles et insolites,
    • Partager ce blog
    • Retour à la page d'accueil
    Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés