Samedi 10 juin 2006
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Par Julien HOLTZ
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Publié dans : Au coeur du Tour de France
La fraîcheur du public parisien, éloigné de la voie publique par des barrières, éloigné de la bonne humeur de la caravane par un parisianisme branché choque. Le contraste entre les France d’en bas et d’en haut de Raffarin est saisissant ! On les dirait blasés les parigos. Mais l’organisation du Tour n’aide pas non plus en interdisant la distribution dans Paris. Toutefois, qui verrait un parisien porter une casquette en tissu blanche à pois rouges ou agiter une main cartonnée PMU ? L'idée des coccinelles pour la parade Champion est une idée de Claude Michel. Chaque année ces voitures du peuples viennent agrémenter la caravane publicitaire de leur battement d'ailes et de leur enfilades sur l'avenue des Champs Elysées.
> La séparation sur le parking caravane devant le Palais de la Découverte
Après cette accueil tiède du dernier public que la caravane rencontre au moment de son défilé sur les Champs Elysées vient le moment difficile de la séparation. Les groupes et macro groupes qui se sont formés sur la route de la caravane se défont. Tout va très vite, les véhicules seront rapatriés le lendemain, dé-stickés et rendus à leur propriétaire. C’est une sorte de déprime qui s’installe dès le lendemain. La rupture de rythme auquel tout le monde s’était acclimaté est dure et difficile à digérer. On dort beaucoup et on a une sensation de vide. Puis on espère garder contact avec ses nouveaux amis. On se l’est promis.
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