Les expressions classées par ordre alphabétique de F à Z :
F -
G -
H -
I -
J -
K -
L -
M -
N -
O -
P -
Q -
R -
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U -
V -
W -
X -
Y -
Z
FAIRE CONNAISSANCE DE L'HOMME AU MARTEAUavoir une défaillance telle, que l'on a l'impression d'avoir été assommé. Elle est si soudaine, que le coureur qui en est victime, reste sans force, et dans l'impossibilité de reprendre la course, sans un temps de récupération. L'Homme au marteau a frappé ; il a été immortalisé par les dessins de Pellos.
FAIRE CONNAISSANCE DE LA SORCIERE AUX DENTS VERTESEtre victime de plusieurs crevaisons, de plusieurs chutes, avoir une malchance incroyable, dans la même journée, comme si un être fantasmagorique avait jeté le mauvais oeil ou le mauvais sort à un coureur au cours d'une étape. Comme pour l'Homme au marteau, Pellos, le créateur des Pieds Nickelés, célèbre bande dessinée des années 1950, a donné un visage à cette sorcière, mauvais génie du cyclisme.
FAIRE DE LA MECANIQUEoutre le fait que le coureur doit, chez lui, faire un peu de mécanique pour l'entretien de ses vélos, l'expression est attribuée à celui qui, pendant la course, bricole lui-même son vélo, parce qu'il trouve que quelque chose ne va pas ou fonctionne mal.
FAIRE DE LA PATINETTEse laisser porter par la course, sans y participer vraiment, tout en donnant l'impression d'être dans le coup.
FAIRE DEGUEULER SA BOUILLIEobliger un adversaire à fournir un effort intense, le plus longtemps possible, jusqu'à la nausée, pour lui faire lâcher prise et abandonner la lutte.
FAIRE DES BORNESaccumuler des kilomètres en début de saison, pour retrouver la condition physique, et en cours de saison pour la maintenir ; certains coureurs ont besoin de faire beaucoup de bornes, alors que d'autres peuvent se contenter de peu de kilomètres.
FAIRE DU BEC DE SELLEle coureur s'avance sur sa machine et s'assoie à l'extrémité de sa selle, pour donner plus de force à ses jambes. Cette attitude dénote un manque de forme à l'instant de produire un effort.
FAIRE DU SURPLACEcette action concerne uniquement la piste, et de plus, les épreuves de vitesse. Deux coureurs sont en compétition. Au tirage au sort, l'un est désigné pour partir en tête. Il avance doucement pour obliger son adversaire à passer devant. Au bout d'un tour, il se place en haut de la piste et se met en surplace, en bloquant sa roue avant ; son adversaire l'imite, et les deux coureurs s'observent. Si le premier recule trop ou avance, le commissaire l'oblige à reprendre la course. Le surplace se joue à l'influence, et parfois si la séance pouvait durer un temps indéterminé. Maintenant le règlement n'autorise pas plus de trois minutes. Voilà pourquoi on dit souvent que l'épreuve de vitesse est la course la plus longue.
FAIRE ECLATER LE PELOTONfaire un démarrage en force, obligeant les adversaires à s'employer pour enrayer l'attaque. Il s'ensuit, généralement, une débandade qui disloque le peloton en plusieurs groupes.
FAIRE L'AVIONsurvoler toute la course, et dominer ses adversaires dans tous les compartiments du jeu.
FAIRE L'ELASTIQUElorsqu'un coureur est lâché par le peloton, la distance entre lui et le peloton augmente. A la faveur d'un ralentissement de ce dernier, le coureur lâche revient. Lors d une nouvelle attaque, il est à nouveau lâché. Si cette action se renouvelé plusieurs fois, on dit que le coureur concerné fait l'élastique En principe ce coureur est en petite condition et finit par être lâché définitivement.
FAIRE LA COURSE EN TETEne donner à personne le soin de mener la course Ne laisser le soin a personne de contrôler toutes les attaques. Etre toujours aux avants- postes, pour surveiller ses adversaires, et imposer, si besoin est, un rythme élevé à la course.
FAIRE LA DIFFERENCElâcher un ou Plusieurs adversaires, et augmenter sans cesse son avance pour être a l?abri d un retour dédits adversaires, et ainsi consolider ses possibilités, sinon d'une victoire, du moins une place d'honneur.
FAIRE LA GRIMACEexpression qui reflète l'humeur du peloton, notamment au départ lorsque la course ne va pas comme elle devrait. Indique aussi les efforts produits, vent de face, ou lorsque les coureurs doivent à tout prix, réduire l?écart entre l?échappe et le peloton.
FAIRE LA LESSIVEattaquer sans cesse, pour éliminer le plus possible d?adversaires avant la fin de la course. Plusieurs attaques successives obligeront les plus vindicatifs à lâcher prise.
FAIRE LA MOTOrouler très vite et en force, de façon à ce qu?aucun concurrent ne puisse prendre le relais, et ce pendant toute la durée de la course. Pour cela, il importe d?être en excellente condition physique.
FAIRE LA SOUDUREaction réalisée par un groupe de coureurs attardés qui rejoint le premier peloton, cette action permettant le regroupement de tout l'effectif.
FAIRE LE BARRAGEopération réalisée par le directeur de la course ou un commissaire Lorsqu'un coureur ou un groupe de coureurs tente une échappée le directeur de la course ou un commissaire, interdit toute présence entre le coureur ou le groupe, et Je peloton, jusqu'au moment où l'écart sera égal ou supérieur à la minute. De même, lorsqu'un coureur ou un groupe de coureurs perd le contact avec le peloton, aucun véhicule n'est autorisé à doubler le ou les coureurs lâchés, jusqu'au moment ou le commissaire jugera que l'écart est suffisant pour autoriser les passages Cette décision ne permet pas au coureur ou au groupe de coureurs de bénéficier de la présence de véhicules intercalés.
FAIRE LE DEPARTattaquer dès que le directeur de course libère les coureurs en abaissant le drapeau, annonçant le départ réel. Selon la position du coureur qui commet cette action, les autres concurrents devront s'employer pour enrayer son attaque, évitant ainsi de se laisser surprendre. Il s'agit souvent d'une tactique d équipe, préméditée, obligeant les adversaires à fournir des efforts dès le début de la course. Cela provoque parfois quelques dégâts.
FAIRE LE MENAGE action commise par une équipe qui attaque sans cesse pour faire perdre pied à l?adversaire et en éliminer le plus possible. On dit aussi «faire la lessive».
FAIRE LE TAXIexpression utilisée par les coureurs d'épreuves d'américaines ou de 6 jours. C'est, pour un coureur expérimenté et de qualité, faire accomplir l'apprentissage à un jeune, manquant d'expérience et auquel il est associé. C'est aussi courir pour mettre en valeur un routier en renom, mais insuffisamment adapté à la piste.
FAIRE LE TROUc'est avoir, à la suite d'une attaque, mis ses adversaires à bonne distance. Lorsqu'un coureur a pris deux ou trois cents mètres à ses poursuivants, on dit qu'il a fait le trou.
FAIRE PARLER LA CLASSEaprès avoir conduit sa course sur le plan tactique, avec l'aide de ses coéquipiers, prendre la direction des opérations et dominer ses adversaires, en faisant seulement appel à ses qualités et à ses dons.
FAIRE ROUGIR LE ONZE OU DOUZE DENTSadopter le plus grand développement, et le conserver en pédalant à vive allure, sans arrêts, en demandant le maximum aux muscles et à la machine.
FAIRE SAUTER LA SOUPAPEs'employer complètement dans une action, en allant au-delà de ses limites, et ce, jusqu'au point de rupture, avant d'être dans le rouge (voir cette expression), pour conserver un avantage ou se maintenir à l'avant de la course.
FAIRE UNE PARITE DE MANIVELLESse réunir à plusieurs pour aller s'entraîner, et, au lieu de rouler tranquillement, pédaler à une allure soutenue, pendant toute la durée de la sortie. En course, réaliser une moyenne très élevée, pendant tout le parcours, avec de très rares moments de répit.
FAUSSER COMPAGNIE AU PELOTONs'échapper à un ou plusieurs coureurs, du peloton, avec la ferme intention de ne pas être rejoint.
FERMER LA PORTEaction réalisée par un coureur qui doit empêcher un adversaire de rentrer dans l'éventail formé par un groupe. En s'installant le dernier, le long de la bordure de la route, il ferme la porte du groupe échappé, ce qui interdit à quiconque de s'intercaler. Faire en sorte, lors d'un sprint, d'empêcher l'adversaire de déborder et d'aller à la victoire.
FILER LA POMPEécoeurer son adversaire. Lorsqu'un coureur, en grande condition, se joue des obstacles, alors que ses adversaires ont du mal à suivre, et font beaucoup d'efforts, ces derniers sont écoeurés. Le voir pédaler aussi facilement, leur "file la pompe".
FINIR A PIEDterminer la course complètement épuisé, et accomplir les derniers kilomètres à une allure proche de celle d'un coureur à pied.
FINIR SUR LA JANTE, même signification que "finir à pied". La comparaison réside dans le fait que le coureur qui roule sur la jante (boyau crevé), termine très doucement.
FINIR TARD DANS LA NUITarriver très tard après le vainqueur. Quand un coureur est lâcher dès les premiers kilomètres de la course, il est probable qu'il arrivera très en retard, d'où l'expression : "Celui-là finira tard dans la nuit".
FLINGUERattaquer par surprise en laissant son adversaire désemparé, ne pouvant répondre immédiatement à cette action.
FORMER L'EVENTAILcet aspect de la course intervient lorsqu'il y a un vent très fort. Souvent, le peloton se scinde en plusieurs éventails. Le premier coureur se place cote vent, les autres s'installent en se décalant pour être dans l'abri, sur toute la largeur de la route. L'évolution de l'éventail est la suivante : le vent vient de gauche. Le premier coureur a gauche se laisse glisser pour aller se placer sur la droite de la route. Le second prend sa place, et ainsi de suite, en mouvement tournant. (voir être dans la bordure).
FUMER LA PIPErien de plus facile lorsque l'on est en grande forme et que l'on voit a ses cotes, les coureurs pédaler avec rage, et produire des efforts pour rester dans l?allure. Le coureur voit cela d'un oeil tranquille, rappelant le monsieur détendu installe dans son fauteuil, fumant sa pipe, en observant la situation avec calme.
GAGNER DANS UN FAUTEUILremporter facilement la victoire dans une course lorsque les adversaires sont nettement inférieurs.
GICLER DU PELOTONcette expression comporte deux aspects : le premier signifie qu un coureur sort très vite du peloton, surprenant tous les autres (avoir la giclette - voir cette expression)- Le second aspect s?applique à celui qui depuis un moment tente de rester au contact ; si une accélération se produit, il risque de gicler.
GOMMEO (la) N'EST PAS AMOUREUSEcette expression ne s'applique en principe qu'au cyclo-cross, et signifie que la boue ne colle pas après les pneus, lors des passages sous-bois.
GRAND PRIX DES CROQUETTESsynonyme de la précédente expression.
GRUPPETTOmot italien qui signifie "petit groupe" et qui est utilisé pour désigner l'autobus (voir ce mot) ; est employé aussi bien dans les courses italiennes qu'ailleurs.
IMPOSER LE TRAINse placer en tête de la course, et obliger les autres à suivre à la cadence voulue. Ceux qui ne pourront pas suivre seront lâchés. Si un coureur veut faire ralentir l?allure, il tentera de passer devant, mais l'autre reprendra la tête et pourra, a nouveau, imposer l'allure qu'il souhaite.
JETER LE VELO SUR LA LIGNElors d'un sprint très serré, au tout dernier moment, tenter de faire franchir la ligne a sa roue avant, en soulevant le vélo, et d'un coup de rein, le jeter sur la ligne. Dans cette action, le coureur a les bras tendus, et est assis très en arrière de la selle, presque allongé sur sa machine.
LANCER LE SPRINTà environ quatre cents mètres de la ligne d'arrivée, se placer en été, e imposer une vitesse de plus en plus grande ; le sprint est lancé, et il n'y a plus qu a attendre le dénouement. Bien souvent, celui qui lance le sprint n'a que peu de chances de gagner. C'est presque toujours un équipier qui est chargé de ce travail, afin de placer le sprinter de l'équipe, dans les meilleures conditions possibles.
LARGUER LE PELOTONle coureur qui largue le peloton coupe les liens invisibles qui le retenaient, pour partir seul et tenter l'échappée qui le mènera à la victoire A l?opposé, un coureur peut être largué par le peloton, ce qui veut dire qu'il est lâché.
MACHINE A PEDALERse dit d'un coureur qui n'a d'autre objectif que de rouler, sans à la technique à adopter. Il pédale à fond sans s?occuper ni de ses équipiers ni de ses adversaires.
MANGER DE LA LUZENEperdre le contrôle de son vélo, et quitter la route pour aller chuter dans un champ.
MANGER UN PEU D'HERBEêtre contraint de rouler sur le bas-côté, pour éviter la chute. Cela se produit souvent, lorsqu'il y a formation d'éventail ou de bordure.
MARCHERon dit d'un coureur qu'il "marche", lorsqu'il est en très bonne condition, et qu'il prend souvent l'initiative, lorsqu'une action est engagée. Il donne l'impression qu'il est meilleur que les autres.
MARQUER A LA CULOTTEexpression traditionnellement employée dans les sports de ballon, apparue dans le milieu cycliste au cours des années 90. Cela signifie marquer de très près son adversaire, ne lui laissant aucune facilité de mouvement, en restant toujours à ses côtés.
METTRE DANS LE COUPdemander, à un ou plusieurs coureurs d'équipes adverses, une aide pour obtenir une victoire. Cette aide sera bien sûr compensée, soit par un partage des gains, soit par un soutien lors d'une prochaine épreuve ( à charge de revanche).
METTRE DU BRAQUETaugmenter le développement en mettant la chaîne sur le grand plateau ou sur un plus petit pignon.
METTRE EN ROUTEse dit d'un peloton, qui après avoir laissé une échappée se développer, considère l'écart assez grand, pour entreprendre la chasse pour réduire le dit écart.
METTRE LA BARBICHEbattre son adversaire dans les derniers centimètres, avant la ligne d'arrivée, l'écart entre les deux roues avant, étant très faible.
METTRE LA CHAPEbattre son adversaire juste sur la ligne d'arrivée, l'écart ne représentant même pas la largeur d'un boyau. Dans ce cas, le juge a très souvent recours à la photo-finich.
METTRE LA FLECHEquitter la course pendant son déroulement, sans prendre le soin de s'arrêter pour attendre la voiture-balai et rendre son dossard. C'est souvent le cas dans les courses d'entraînement, lorsque la course passe à proximité de l'hôtel, où le coureur estiogé, ou quand, dans une classique, le coureur sait que quelqu'un l'attend à un point donné.
METTRE LA GRANDE SOUCOUPEutiliser à l'avant un plateau très important, par exemple 56 dents, ce qui donne un très grand développement. Tous les coureurs ne peuvent se le permettre, car cela nécessite une très grande force dans les cuisses et les reins.
METTRE LE NEZ A LA FENETREvenir, de temps en temps, en tête du peloton, examiner la situation, ou tester ses adversaires en effectuant quelques démarrages, pour juger de l'opportunité de lancer une attaque.
METTRE UNE DENT DE MIEUXle sens de cette formule n'est pas évident. En fait, lorsque l'on met une dent de mieux, c'est que l'on met une dent en moins : ex : lorsqu'un coureur utilise un développement de 7,54 m (plateau à l'avant 53 dents, pignon à l'arrière 15 dents), en mettant une dent de mieux, il passe sur 14 dents à l'arrière, ce qui donne un développement de 8,08 m. Le mot "mieux" s'apparente donc au développement.
METTRE UNE DENT DE MOINSformule contraire à la précédente. Le coureur utilise un développement de 8,08 m avec 53 dents au plateau et 14 dents à la roue libre. Il met 15 dents à cette dernière pour obtenir un développement de 7,54 m. Le mot "moins" correspond donc au développement.
MONTER AU PEDALIERessayer de dépasser un adversaire. Commencer à le doubler, mais parvenu à la hauteur de son pédalier, ne pas avoir assez de forces pour augmenter l?allure, pour effectuer le dépassement complet. Parfois le coureur a cette force nécessaire, mais l'adversaire augmente son allure et le maintient à la hauteur de son pédalier.
MONTER AUX BALUSTRADEScette expression s'applique surtout à la piste : lorsqu?un coureur ne veut pas être doublé, il oblige son adversaire à monter le Iong de la balustrade et ainsi l'enferme. Cette expression s'applique aussi au coureur, qui veut se donner l?élan nécessaire au démarrage d'un sprint ; des balustrades, il plonge au bord de la piste.
MONTER AVEC LA GROSSEmonter un col avec un développement trop grand par rapport a la pente, en utilisant le grand plateau et un pignon relativement petit.
MONTER D'UNE JAMBEêtre dans une condition telle, qu'une seule jambe semble suffire au coureur pour grimper le col. Ne pas sentir le pourcentage élevé d'un col ou une cote.
MONTER DANS LE BALAIabandonner la course. Le coureur qui abandonne doit obligatoirement monter dans la voiture-balai, dernier véhicule de la caravane. Le coureur enlève son dossard et finit le parcours en voiture.
MONTERA SA MAINmonter une côte ou un col sans forcer outre mesure Souvent, les coureurs non-grimpeurs n'essaient pas de suivre les meilleurs. Ils montent à leur main, persuadés de rattraper le temps perdu dans la descente ou sur le plat. Signifie aussi, qu'un coureur se connaissant, préfère ne pas user ses forces, espérant des moments plus propices, où il aura besoin de toute son énergie.
MOUDRE DU BRAQUETse dit d'un ou de coureurs qui ont perdu le contact avec la tête de la course, et tentent de rejoindre le groupe d'échappés. Ayant choisi un grand braquet, ils pédalent avec énergie, sans s'arrêter jusqu'à la jonction. On dit alors qu?ils ont moulu du braquet pour rentrer.
MOULINERrouler en ayant un petit rapport plateau-roue libre ; cela oblige à pédaler sans effort, et permet un assouplissement des muscles, avant une grande course ou une grande étape ; aller mouliner, fait partie de l'entraînement du coureur qui ne doit pas infliger d'entrée un effort trop violent à ses muscles.
NE PAS DONNER UN COUP DE PEDALEne participer à aucune action, ne prendre aucune initiative, se laisser aller, en profitant de l'effort des autres.
NE PAS MONTER UN PONT DE CHEMIN DE FER, OU D'AUTOROUTEcette expression est attribuée à un coureur qui n'a aucune qualité de grimpeur, dont les qualités essentielles sont celles d'un rouleur ou un descendeur. Il se retrouve isolé aussitôt que la route commence à monter.
NE PAS ROULER UN CENTIMETREsur un parcours relativement long, cela signifie que le coureur, auquel est attribuée cette phrase, n'a pas pris un seul relais, et s'est contente de suivre, comme son ombre, le coureur précédent.
NE PAS SENTIR LES PEDALESdans cette situation, le coureur affiche une condition physique insolente, alors que d'autres s'enlisent dans l'effort. A l'issue de la course ce coureur montre un état de fraîcheur exceptionnel, comme s'il n'avait parcouru que quelques kilomètres.
PASSER PAR LA FENETREse dit d'un coureur qui, surpris par une soudaine accélération du peloton, ne peut suivre, et se trouver distancé en perdant très rapidement du terrain.
PEDALER CARREavoir un mouvement saccadé en pédalant, ne pas avoir ce mouvement coulé du coureur bien en ligne sur sa machine. Souvent, un coureur qui pédale carré, ne peut répartir son effort, tant pour appuyer que pour tirer sur les pédales. Cela dénote soit une grande fatigue, soit un manque de condition physique.
PEDALER DANS LA JOIEêtre en grande forme et emmener du braquet avec beaucoup de facilité. Synonyme de "ne pas sentir les pédales".
PEDALER DANS LA SEMOULEêtre à la tâche ; avoir du mal à entraîner la chaîne. Montrer un manque de forme flagrant, qui donne l'impression de ne pas avancer. On peut dire aussi "pédaler dans la choucroute ».
PENDUSe dit d'un coureur qui ne peut plus avancer.
PIETINER LA LUZERNEavoir manqué son virage, et rouler sur le bas-côté, dans l'herbe, ou aller tout droit dans un champ.
PIOCHERavoir un coup de pédale saccadé, et accompagner son effort d'un mouvement du corps et de la tête, en fléchissant les bras. En principe le coureur est en petite forme, et fait des efforts pour garder le contact.
PLONGER A LA CORDEexpression relative à la Piste. Le coureur roule en haut du virage et, d'un seul coup pour surprendre son adversaire, descend presque à la verticale, jusqu'au bas de la piste. Souvent réalisé par les sprinters dans les épreuves de vitesse.
POUSSER UNE POINTElorsque le peloton roule doucement, en sortir rapidement pour tester ses adversaires, et accomplir une courte distance à une vitesse supérieure à celle du peloton.
PREFERER LA SELLE « BROOCKS »longtemps la selle Broocks a été considérée comme le « nec plus ultra » de toutes les marques de selle. L'expression ne s'emploie pas dans le peloton, mais dans le milieu cycliste ; lorsque l?on invite une personne à s'asseoir dans un café ou un restaurant, s'il y a des chaises et une banquette, on désigne la banquette plus moelleuse en lui demandant : « vous préférez la selle BROOKS » ?
PRENDRE LA VITESSE DE CROISIEREaprès les traditionnelles échauffourées du début de la course et si aucune échappée ne s'en est suivie, il arrive que les coureurs décident d?arrêter là, leur velléités. Ils se mettent à rouler tranquillement et prennent la vitesse de croisière.
PRENDRE LE BON WAGONne pas manquer une échappée décisive, qui comprend souvent des coureurs de premier plan. Comme pour un train servant deux directions différentes, il faut prendre le bon wagon, pour arriver à son lieu de destination.
PRENDRE LE MAILLOTuniquement dans les courses à étapes, s'installer en tête du classement général. Pour distinguer le leader, on lui donne un maillot différent : Tour de France : jaune, Tour d'Italie : rose etc.
PRENDRE LE VENTne pas savoir s'abriter, ne pas trouver l'endroit de la route où le vent est faible, mal se placer dans le peloton, ne pas coller à la roue du coureur précédent ; dans une épreuve derrière engin motorisé, ne pas trouver l'emplacement permettant de rouler sans effort ; ne pas savoir s'arc-bouter de manière à ce que le vent glisse sur l'aérodynamisme du corps.
PRENDRE PAR EN DESSOUSil s'agit du guidon. Si le coureur a l'intention d'imprimer à la course une allure plus soutenue, ou si, dans une épreuve contre la montre, il veut donner toute sa mesure, il prend le guidon par les tiges inférieures, pour mieux tirer dessus avec ses bras, et donner plus de force à son pédalage.
PRENDRE UN COUP DE BUIScela n'arrive pas qu'aux Rameaux. Suivant l'exemple du coup de buis qui efface les péchés, celui que prend le coureur, efface ses forces et le laisse sans réaction, comme prostré.
PRENDRE UN TICKETexpression synonyme de "prendre un coup de buis".
PRENDRE UN TOURcette expression davantage utilisée dans les épreuves sur piste a deux significations : ou le coureur est en tête d'une course à l'américaine, double tous ses adversaires, et prend un tour d'avance, ou le coureur ne roule pas assez vite, est doublé par tous ses adversaires et prend un tour de retard.
PUISER DANS SES RESERVESêtre en condition moyenne, et malgré tout participer à l'action en cours, en faisant appel à son organisme, en jetant ses dernières forces dans la bataille engagée.
RAMASSER LES CASQUETTESdans une course d'un jour, c'est ne rien gagner : "ce n'était pas la peine de venir pour ramasser des casquettes". Dans une course à étape, c'est gagner le classement général par équipes, classement symbolise par des casquettes de couleur identique remises aux coureurs d'une même équipe.
RATAGASSEce mot vilain et injurieux, s'emploie de la même façon que "rat" dans l'expression "courir en rat". Le ratagasse est celui qui profite, sans participer, du travail des autres.
RATONERse dit d'un coureur qui, dans une échappée ne s'intègre pas, ne prend pas de relais, rechigne à assurer sa part de travail en restant dans l'abri, alors qu'il n'a aucune raison de ne pas tenter sa chance comme les autres, (voir "courir en rat").
RELAIS A LA VOLEEse pratique entre deux coureurs d'une même équipe, dans une course à l'américaine. Le coureur qui vient d'accomplir son travail, arrive à la hauteur de son équipier, le prend par la main et le tire, pour lui donner de l'élan. Si cette façon est autorisée dans les épreuves sur piste, elle est interdite dans les courses sur route.
RELAIS AU BOUDINautre façon de se relayer entre deux coureurs de la même équipe. Le coureur venant d'accomplir ses tours, arrive à la hauteur se son équipier, se saisit du boudin de caoutchouc cousu dans le cuissard et tire pour lui donner de l'élan. Moins spectaculaire que le relais à la volée, cette pratique tend à disparaître.
RELANCER L'ALLUREse rendant compte que l'allure du peloton faiblit, celui qui a imposé le train, ou l'un de ses équipiers, revient en tête pour redonner la vitesse souhaitée.
RELANCER LA MECANIQUEaprès avoir utilisé un développement approprié, mais qui ne correspond plus à l'état du terrain, changer de pignon, en adoptant un développement plus grand.
RENTRER A LA MAISONabandonner une course, reprendre sa voiture et rentrer chez soi.
RENTRER A LA TAULEabandonner et rejoindre le lieu de rassemblement de l'équipe. Le mot "taule" a le sens de la maison de cycles ou celle de l'employeur. Le coureur qui rentre un peu trop souvent à la taule, risque de se retrouver sans emploi.
RESTER AU CHAUDne pas se montrer pendant la course, et rester dans le milieu du peloton.
RESTER EN CARAFEêtre victime d'une crevaison et ne pas être dépanné par la voiture du directeur sportif. Une seule ressource : prendre la voiture-balai pour rejoindre l'arrivée.
RESTER EN CROUSTILLEcraquer physiquement ; ne plus pouvoir suivre l'allure de la course, et laisser partir le peloton et les voitures suiveuses.
RESTER EN EQUILIBREun coureur en difficulté dans un col, alors qu'il arrive au sommet, à du mal à gravir les derniers mètres pour basculer dans la descente. Il donne l'impression de ne pas avancer, de faire du "surplace", d'où l'expression.
RETROUVER LE COUP DE PEDALEavoir eu un passage à vide pendant la course, et petit à petit, reprendre des forces, se sentir mieux et suivre sans difficultés l'allure du peloton. Un coureur retrouve le coup de pédale, lorsque, après une interruption de compétitions, il reprend l'entraînement et retrouve la condition physique lui permettant de rivaliser avec les meilleurs.
REVENIR DE L'ARRIEREs'être maintenu à l'arrière du peloton, et après une accélération, dépasser ses adversaires, soit pour se placer en tête, soit pour venir les battre sur la ligne d'arrivée au moment d'un sprint.
ROULER A LA PAPArouler tranquillement, à faible allure, les mains en haut du guidon, le corps bien droit, rappelant la position du promeneur ayant le guidon de son vélo relevé, pour ne pas avoir à se pencher en avant.
ROULER DANS LA CAILLASSEse dit d'un coureur qui n'a pu s'incorporer dans une bordure et qui est obligé de rouler sur le bord de la route, souvent couvert de petits cailloux.
ROULER DANS LE JARDINne pas avoir su se placer dans la formation de l'éventail, et tenter de s'y incorporer en roulant sur le bas-côté de la route, à la même allure, en prenant le risque d'une chute.
ROULER DES BOUTS DROITSprendre des relais, et rouler sans s'écarter pendant une longue distance, afin d'imposer aux adversaires une allure rapide. Plusieurs fois répétée, cette action peut désunir le peloton.
ROULER EN BEMOLne pas donner la complète mesure de ses moyens, et rouler à une allure modérée, très en dessous de ses possibilités.
ROULER EN DEDANSdonner l'impression qu'on roule à fond, alors qu'en fait, le coureur a choisi un développement qui ne le fait pas avancer aussi vite qu'on le croit.
ROULER EN FACTEURne pas participer à toutes les actions entreprises, rouler tranquillement ; imiter en fait le facteur qui fait sa tournée. Ne pas se fatiguer outre mesure, dans une action où l'on ne se sent pas concerné.
ROULER EN PAQUETil s'agit de la façon de rouler du peloton, les coureurs restent bien grouper, et avancent sans qu'aucun d'eux ne se mettent à l'écart.
ROULER LA CAISSEse dit d'un coureur qui en fait trop, en raison de ses capacités limitées. S'applique aussi à un coureur qui veut épater parce que la veille il a accompli un exploit, ce qui ne lui arrive pas souvent. Peut se dire aussi d'un coureur qui veut s'imposer.
ROULER SUR LA JANTEêtre fatigué, ne pas être en bonne condition . C'est souvent le cas pour un coureur usé, par comparaison au boyau à plat.
ROULER UN TON EN-DESSOUSsynonyme de l'expression "rouler en bémol", le bémol, comme chacun sait, abaissant la note d'un demi ton.
SAUTER DANS LES ROUESavoir assez de réflexes pour partir avec ceux qui s?échappent, et d'un coup de rein, projeter son vélo de manière à ne pas manquer ce départ, et approcher les dernières roues des fuyards.
SCIER DU BOISdonner le spectacle d'un coureur qui, malgré sa petite condition, n'en essaie pas moins de se maintenir dans le peloton. Sa façon de pédaler, heurtée, pénible, l'oblige à utiliser tout son corps. Son buste, alors, monte et descend au rythme de sa pédalée.
SE BALADERl'attitude désinvolte du coureur regardant les autres peiner, alors qu'il se sent très bien, donne l'impression qu'il se balade.
SE FAIRE LARGUERêtre distancé par le peloton, sans possibilité de revenir. Se produit souvent lorsque le peloton accélère l'allure et que le coureur ne peut pas suivre.
SE FAIRE PETER LES VARICESdonner le maximum de soi-même, soit pour se maintenir au niveau des meilleurs, soit pour résister au retour d'un groupe de chasse.
SE FAIRE SORTIRquand un coureur se fait larguer, il voit l'écart, entre lui et le peloton augmenter progressivement ; lorsqu'il se fait sortir, cet écart augmente très vite, et il perd le contact presque instantanément.
SE FAIRE TRIMBALLERse dit d'un coureur qui subit l'action de son adversaire, et est obligé d'en passer par ou il veut, sans avoir la possibilité de se soustraire à son emprise. Le cas est fréquent sur la piste, lorsque le plus fort oblige le plus faible à suivre sa trajectoire, le privant de toute initiative.
SE LAISSER GUSSERse laisser dépasser par le peloton, pour appeler sa voiture suiveuse. Pour se mettre à la hauteur de la voiture du directeur sportif, le coureur se laisse glisser en queue du peloton, et fait signe aux autres de le dépasser. S'emploie aussi, lorsqu'un ou plusieurs équipiers attendent l'un des leurs en difficulté, ou ayant été victime d'une crevaison. Ils se laissent glisser pour l'aider à réintégrer le peloton.
SE METTRE DANS L'ABRItrouver le meilleur endroit, derrière un coureur, ou un engin motorisé, pour d'abriter du vent et s'y placer de manière à être protégé, et ne pas faire trop d'efforts.
SE RELEVERne pas insister, ne pas poursuivre son effort, lorsque le coureur se rend compte que son échappée n'a aucune chance de réussir. Il se relève, en attendant le peloton.
SECOUER LE PELOTONjuger l'allure du peloton trop faible, et prendre l'initiative de la course, en accélérant, obligeant les coureurs à s'employer davantage. Répétée plusieurs fois, cette action secoue le peloton et peut provoquer sa dislocation.
SORTIR DE LA ROUEaccélère soudainement l'allure, en surprenant le coureur qui suit, et ainsi, le distancer, lui faisant perdre le contact.
SORTIR DU PAQUETfaire un sprint, surprendre touts les autres coureurs et distancer le peloton.
SUCER LES ROUESdécider à marquer ses adversaires sans discontinuer, en restant en permanence derrière leurs roues, et évoluer en jugeant de l'opportunité de prendre telle ou telle roue, selon les circonstances.
SUIVRE LE TRAINrester derrière le peloton ou une échappée en suivant le rythme imprime par celui qui est en tête, sans essayer de le dépasser.
TALONNER DE L'ARRIEREavoir le boyau de sa roue arrière qui se dégonfle légèrement. C'est le début de la crevaison. Au cours d'une accalmie le coureur changera de roue. Mais si cela arrive au moment où il se passe une action importante le coureur préférera talonner de l'arrière et attendre un moment plus propice.
TERMINER DANS LES «ET CAETERA»ne pas être classé dans les vingt ou premiers payés. La plupart du temps, le classement repris par la presse portera la menton « etc., après le dernier payé.
TIRER SUR LE GUIDONtenir son guidon bien serré, soit en haut, de chaque côté de la potence, soit par en dessous (voir l'expression), et l'utiliser comme appui des bras. Le coureur tire en même temps qu'il pédale, pour donner plus de force à son coup de pédale.
TRICOTERs'applique, soit au coureur en condition, qui pédale facilement en tirant un développement normal, soit au coureur qui a un petit développement et dont le coup de pédale est rapide.
TROUVER L'OUVERTUREsurveiller, lors d'un sprint, la position des adversaires, et soudain se faufiler dans l'espace laissé par eux, pour passer devant et gagner la course.
VIROLETSpetits virages successifs : la route descend en petits virolets, difficile à négocier ».
VISSER LA POIGNEEaugmenter soudainement son allure, et la soutenir comme le ferait le motard en tournant la poignée des gaz.
VOLTIGERêtre dans une forme exceptionnelle, et se jouer de tous les obstacles, avec une facilité déconcertante. Grimper les cols en donnant une impression de facilité et de légèreté.
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