Partager l'article ! Je remonte en selle 1 mois après ma chute à Longchamp: Bonne nouvelle ! Un mois après une chute pourtant bénigne je remonte en ...
Bonne nouvelle ! Un mois après une chute pourtant bénigne je remonte en selle. La convalescence a été longue et j'ai perdu beaucoup de muscle. Mais les choses vont rentrer dans l'ordre je l'espère !
J'ai envie de revenir sur la blessure, la décrire et raconter les quelques étapes de ma convalescence pour que ceux qui vivent ou vivront la même situation sache comment cela se passe.
1 semaine après la chute : Le diagnostic. Ma convalscence démarre après ma consultation du 16 octobre, soit 6 jours après ma chute. Nous avions remarqué avec le professeur Judet des saignements importants à l'intérieur de la cuisse. L'IRM révélant des "collections hématiques" entre le fémur, les muscles et le sciatique sur toute la hauteur de la cuisse. Les saignements provenant probablement des faces interne de ces muscles.
2ème semaine : Impotance totale. Mis sous morphiniques et antalgiques, je suis obligé de me mettre au repos, de rester allongé la jambe en l'air et appliquer régulièrement de la glace sur la cuisse en espérant ce que cela fasse cicatriser plus vite les arrachements musculaires et que cela résorbe mes hématomes. Je ne peux rester debout 1 minutes sans que l'afflux de sang relance une douleur vive. Je ne peux pas tendre la jambe. Obligé de placer un oreiller sous le genou gauche pour dormir sur le dos. Je peux me tourner sur le coté. J'absorbe 2 cachets de ixprim (morphinique) 2 fois par jour et 1 cachet de la version générique du diantalvic 2 fois par jour si nécessaire. Soit 2 fois moins que la dose prescrite. Tant que la douleur est gérable, je m'interdis de trop me "shooter" !
La sensation perçue après la prise de l'antalgique : une légère somnolance au bout de 30 minutes qui facilite l'endormissement.
La sensation perçue après la prise du morphinique : une légère perte de la sensation du toucher. L'impression que le signal nerveux est brouillé avec comme des fourmillements dans les extrémités.
Le médecin m'avait interdit toute sortie avant au moins une semaine. J'ai cédé au bout de 2 jours. La première sortie était plus que difficile, limite insupportable avec des douleurs qui arrivent vite. La 2ème au bout de 4 jours déjà plus supportable avec des béquilles. Que c'est dur de marcher avec les bras !! Faut avoir une sacrée condition physique pour assumer les béquilles !
3ème semaine : Presque plus besoin de prendre les morphiniques. Juste lorsque je sais que je vais devoir être debout. Je calme les sorties jusqu'à la présentation du Tour de France le 26 octobre où je sors en béquille. Je supporte la position assis et je me déplace plus facilement et les béquilles ne sont qu'un soutien à l'équilibre pour soulager si nécessaire le poids sur ma jambe gauche.
4ème semaine : objectif autonomie totale ! Je peine encore à tendre la jambe, un hématome très foncé noir / violet apparait sur l'arrière de la cuisse au niveau du ligament latéral droit. Les douleurs aux isquio ont en grande partie disparu je marche lentement et sans béquilles. Ma démarche est digne du "Silly Walks Ministery" des Monthy Pitons ! Ceux avec qui je marche dans la rue doivent patienter pour ne pas me distancer.
5ème semaine : je reprends le vélo ! 29 jours exactement après la chute, je n'ai plus de douleurs dans la cuisse, une légère gène derrière le genou gauche me fait encore penser à tout ça et m'impose de faire attention à l'extension de ma jambe. Je reprends le vélo avec mon père et nous partons pour notre petit circuit de 43 km jusqu'au bout de la Forêt de Marly.
Le bilan de tout ça :
Maximiser les précautions
- Porter un casque pour toute sortie cycliste individuelle et collective (je n'ai pas tapé la tête pare terre mais ça a par exemple sauvé Paul Belmondo)
- Toujours 2 doigts sur les cocottes de freins
- La tête haute les yeux au delà des épaules du coureur qui vous précède
Bien se soigner
- Ne pas prendre d'anti inflammatoires si il a le moindre risque de saignement !
- faire de la glace aussi souvent que possible et aussi longtemps que nécessaire jusqu'à forte réduction des douleurs
- Ne pas solliciter les muscles touchés trop tôt dans la convalescence
- être soigneux et consciencieux dans son "autogestion"
Et après tout ça je peux vous dire que rouler est un pur bonheur. Reprendre son vélo c'est le signe que tout est presque rentré dans l'ordre. Si la course à pied est encore prématurée, les mouvements nécessités par la pratique du vélo me sont déjà possibles.
Les premières impressions : Lors d'une sortie de 45 km j'ai vite réalisé combien en 1 mois on perd en puissance musculaire. Au niveau cardiaque, j'ai aussi beaucoup perdu puisque je me suis retrouvé entre 160 et 180 pulsations presque toute la sortie sur une moyenne de 26,3 km/h autant dire rien du tout. J'avais l'impression d'avoir un moteur de deux chevaux. J'ai très vite fait de l'acide lactique. Il me faudra en mulitpliant les séances d'entrainement vite rompre ce cercle vicieux (moins de muscles + un coeur moins gros > donc les muscles sont moins alimentés en énergie et on avance moins vite > pour tenir le rythme il faut donc se mettre dans le rouge et "toxiner" ce qui fait mal).
La solution : Faire grossir le coeur, le rendre plus efficace. Et sur le plan musculaire, ce sera plus long. Rodolphe DESPREZ ancien coureur amateur me conseille cet après midi : "Rien de tel que de l’endurance de base 42/17" ... Le gros braquet (donc la muscu) ce sera pour plus tard c'est à dire une fois que le coeur tiendra le coup.
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