C'est mon aventure


Dimanche 29 août 2010 7 29 /08 /Août /2010 13:47
- Par Julien HOLTZ - Publié dans : C'est mon aventure

Depuis qu'existe ce blog, j'ai vécu de belles expériences de cyclisme, puis aussi d'alpinisme avec le Sommet du Mont-Blanc; je viens aussi de découvrir la course à pied depuis un peu plus d'un an avec 2 de mes amis Christophe et Thibaut. Désormais, je partage mes passions sportives entre vélo et course-à-pied, je voulais vous aider à comprendre pourquoi et peut-être aussi vous donner envie de plonger vous aussi !

Pourquoi suis-je venu à la course à pied ?

Voici quelques raisons qui m’ont poussé à venir à la course à pied :
-    En automne, les jours raccourcissent : pas très drôle de rouler de nuit …
-    En fin d’année quand on a atteint à vélo les objectifs qu’on s’était fixés et qui motivaient son entrainement, il y a une forme de saturation mentale et une recherche de nouvelles perspectives
-    J’ai toujours été attiré par un désir exploratoire : quand tu trouves un filon, tu as envie de creuser plus loin pour savoir où cela te mènera
-    Et puis, quelque chose de très important : les amis ! Leur influence pour te faire gouter à de nouveaux plaisirs. Depuis 1 an et demi déjà Christophe, un ami et collègue, me parlait de ses défis et de ses entrainements en course à pied … ça éveille la curiosité et ça donne envie

Comment suis-je venu à la course à pied ?

Quelques premières sensations il y a 2 ans pour me remettre en forme avant ma 2ème tentative d’ascension du Mont Blanc. Puis 100% vélo en 2009 avec 4800km de mi-mars à fin septembre, dernier jours de vélo de ma saison où je participe à la Gentleman du Cœur en duo à presque 43km/h de moyenne avec Daniel Hul, spécialiste Ufolep du contre-la-montre. Le week end d’après je participe au 10km de Paris Centre en 48min29 avec juste un footing le mercredi pour retrouver des sensations.

Une découverte en 2 phases

Tout d’abord l’automne 2009 pour me familiariser aux petites courses, 15 footing dont 4 courses : 10km de Paris St Germain, Cross du Stade Français, 8km de Garches, Corrida d’Issy Les Moulineaux. Avec des fortunes diverses, c’est sur : le manque d’entrainement spécifique, ça se paie cher. Par exemple aux Cross de Boulogne Billancourt, dans la course Senior où j’explose avant meme la fin du premier tour et je termine dans les derniers. Sur cette fin d’année, je me dis que je vais participer aux courses pour découvrir et prendre du plaisir. Je parcours 50km par mois. L’ami qui m’a embringué dans cette passion, Christophe Gomy (directeur artistique web de métier), me teste sur longue distance courant octobre : nous parcourons 18km dans le Bois de Boulogne à allure modérée. Je cours aussi avec un manager d’Accenture, le conseil est un métier exigeant, Thibaut Dutartre est un mec très exigeant et c’est un de mes meilleurs amis. Les températures baissent, le mauvais temps arrive. Début décembre, la Corrida de Noel se déroule dans un climat presque polaire, mais bien sûr au bout de 2km nous sommes tous morts de chaud ! C’est à la suite de cette course que je me projette sur 2010 et que je signe pour le Semi Marathon de Paris. 2010 sera donc une autre paire de manches !

La 2ème phase de ma découverte est bien plus acharnée et minutieuse, Christophe m’a transmis des programmes d’entrainement, lui choisit le programme pour 1h40 au semi, moi je prends le 1h50. A la rentrée de janvier, nous partons pour 1h40 dans le Bois de Boulogne sur un terrain gelé et complètement enneigé, j’ai des Nike Gore Tex aux pieds. La semaine suivante, il me fait découvrir la cote des gardes à Meudon tôt le matin de nuit avant d’aller au boulot. 130km parcourus en janvier, 125km en février. Avec au programme une course de 10km : les foulées de Vincennes que je cours en 47min11 soit 1min30 gagnés depuis octobre, l’entrainement paie ! Je poursuis à raison de 3 sorties par semaine, entre 10 et 17km à chaque fois avec des exercices spécifiques : fractionné court, fractionné long etc …  Les footing du dimanche sont un véritable plaisir, moins contraignants, et en nature ; je les fais régulièrement avec Thibaut à qui j’ai fait découvrir le Parc de Saint Cloud et la Foret de Fausses Reposes. Fin février, la course du Semi Marathon de Paris approche, je sens un léger coup de fatigue, j’attrape froid, je lève le pied sur l’entrainement pendant les 2 dernières semaines et je me dis que mon objectif est perdu …

Je prends le départ de la course sans repères, donc sans pression. Collant, gants de soie, maillot de vélo, sac avec poche à eau North Face, bonnet polaire, baume du tigre sous les narines …. Je me tords la cheville à l’échauffement (pas grave j’ai les chevilles assez souples). Et c’est parti ! Je vois que le lièvre 1h50 part trop vitre pour moi, je le laisse filer, je le perds de vue. Je finirai, coute que coute, peu importe le temps ! J’assure la première partie du semi à une allure que je pense me permettrait ensuite de finir sans trop souffrir. Les points intermédiaires km5 et km10 défilent, il fait une température glaciale. J’ai un coup de moins bien aux 11ème et 12ème km, le ventre travaille … Je me reprends au km13 puis j’accélère dès le 14ème. Au 15ème au ravitaillement dans le bois de vincennes, je ne m’arrête pas puisque j’ai tout ce qu’il me faut avec moi. Et je trouve la compagnie d’un petit vieux d’environ 1m65 max, foulée légère et fréquente, on discute, ça m’aide à me changer les idées, il a déjà fait le marathon de New York. Je décide de rester avec lui, il accélère l’allure, j’en profite et je rattrape mon retard sur mon objectif. Je finis le dernier km à 99% de ma fréquence cardiaque maximale et le semi en 1h51.

Ensuite, petite pause ski puis doute sur les prochains objectifs : repasser au vélo de course avec les beaux jours qui arrivent ou … se trouver de nouveaux objectifs en course à pied ? Finalement je poursuivrai la course à pied jusqu’au 13 juin avec comme objectif principal les 20km de Paris Saint Germain le 30 mai 2010. A partir de début avril je reprends la course à pied donc et cette fois ci je suivrai le programme 1h40 au semi marathon en y insérant quelques entrainements en cote. Tout commence par un footing au Parc de St Cloud où, hors de forme, je m’accroche pour suivre mon pote Thibaut qui a des bonnes jambes ce jour-là. Il me retrouve le front recouvert de sel lorsque nous finissons la sortie ! Courant avril, je sens que je retrouve du jus, de la force. Le fait le 10lm de Planet Jogging en 46min11 : j’ai encore gagné 1min cette fois-ci en 2 mois. Je poursuis le travail spécifique ciblé sur le cardio et nous sommes au départ au Jardin d’Acclimatation avec Thibaut le 30 mai 2010. Nous faisons les 3 premiers km ensemble jusqu’au pont de suresnes puis je le vois prendre progressivement 1m puis 2, puis 5 puis 20 …. Il s’envole et grimpe la cote du Mont Valérien comme une gazelle, moi je m’accroche, je suis scotché au bitume … Je ferai ma course, mes rêves de passer la ligne d’arrivée cote à cote sont envolés. Je cours mieux qu’au semi, plus vite, je résiste mieux, la dernière bosse à St Germain en Laye fait très mal, mais je souffre déjà depuis le km17 … Cette course, dont le tracé a été mal calculé fait en fait quasiment la distance d’un semi marathon. Je la boucle en 1h44. 7 min de gagnées sur le temps de mars !

Dernier objectif de la saison, les 10km du Château de Vincennes ou je termine en 45min pile. Courir à plus de 13km/h pendant 10km, je n’aurais jamais cru ça possible 1 an auparavant … Moi qui détestais courir étant gamin !

Quels outils pour mesurer ma performance ?

Il y a tout d’abord l’Iphone avec l’application Runkeeper : une application développée par un américain qui fait un véritable carton dans le monde. Vous mettez le téléphone dans votre poche ou à un brassard, vous appuyez sur start et il fonctionne comme un compteur GPS : il mémorise votre parcours, compare la vitesse et le dénivelé, il vous informe si vous le souhaitez sur votre allure chaque km ou toutes les 5min. Vous synchronisez ensuite l’activité sur le site de runkeeper et retrouvez en détail toutes les informations, vous pouvez créer une communauté « street team » sur le site et connaitre leurs parcours et suivre leurs perfs. Vous pouvez importer des données de cardio sur chaque activité. Vous pouvez aussi établir des Fitness Reports pour analyser les stats de performance et même les comparer avec vos street team mates. Enfin, vous pouvez créer des exercices d’entrainement et mémoriser aussi des « routes ». C’est un outil que j’utilise depuis plus d’un an maintenant, très pratique ! Thibaut Dutartre utilise à fond les capacités de Runkeeper, il en est véritablement fan ! Y compris sur des sorties en mode trail, une discipline qu’il est en train de découvrir.

Il y a de manière plus traditionnelle et culturelle dans ce sport, les Polar ou Garmin Forunner. J’ai offert une montre Garmin à l’un de mes meilleures amies à la montagne, Armandine Briard, une adepte du trial qui prépare l’Ultra Trail du Mont Blanc. Moi j’utilise un Polar RS 800 CS qui m’a été recommandé par Joona laukka, un ancien coureur cycliste pro. Christophe Gomy utilise cet outil avec un podomètre, il suit ses performances et son indice de forme avec son interface en ligne. Moi j’ai la version GPS, qui est un peu lente à se calibrer au départ, le temps de trouver les satellites mais qui ensuite se révèle plutôt fiable sur le tracé et le kilométrage. C’est un outil indispensable pour tout jogger qui veut progresser. En revanche ce n’est pas une méthode suffisante. Au salon du Marathon 2010, j’ai rencontré les gens de Myo Test www.myotest.com ils pensent que pour progresser en course à pied, il ne faut pas écarter le travail musculaire et après avoir pratiqué quelques tests de mesures sur leur stand, je comprends totalement ce qu’il veulent dire : si tu travail ton moteur mais que la transmission et les suspensions ne sont pas bons, tu n’obtiens qu’un gain de performance partiel.

Niveau sensations : vélo et course à pied font-ils bon ménage ?

Des anciens cyclistes pro se sont mis au marathon, regardez par exemple Laurent Jalabert, son frère Nicolas ou encore Laurent Brochard. Lance Armstrong faut aussi partie de ceux-là. Les cyclistes ont des prédispositions particulières à la résistance, c’est une chose certaine. En revanche n’est pas un bon coureur qui veut ! Les différences physiologiques sont immenses en course à pied.

Au tout début, lors de mes premiers footing, j’ai senti que mon corps souffrait. Il n’avait jamais été habitué aux vibrations et chocs imposés par l’impact répété de la foulée au sol. J’ai eu des douleurs musculaires, ligamentaires aussi. J’ai du m’arrêter un peu, laisser le corps s’adapter. En me raisonnant, en me mettant progressivement à augmenter les distances, l’allure, j’ai vu disparaitre les réticences de mon corps à cet effort, et j’y ai même éprouvé un certain plaisir.  Il n’en reste toujours pas moins que la transition vélo / course à pied est quelque chose d’assez déroutant pour le corps. Si les 2 sports semblent faire travailler les même groupes musculaires, c’est sur, ils ne les font pas travailler de la meme façon !

En revanche, je suis certain que les 2 sports se servent mutuellement. Cette année, par exemple, j’ai fait 95% de running et 5% de vélo au premier semestre. Le Running m’a aidé à travailler mon cardio et j’en tire les bénéfices à vélo cet été notamment pendant les 24 heures du Mans auxquels je viens de participer. J’ai gagné de 5 à 10 pulsations sur l’année dernière en pratiquant des efforts de meme intensité et parfois plus longs.

Ma conclusion donc : faites du vélo certes et goutez aussi à la course à pied !!!


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Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 14:14
- Par Julien HOLTZ - Publié dans : C'est mon aventure

Je vais vous raconter l'histoire de ma mort .... C'était écrit comme ça, puis l'auteur a barré ce paragraphe pour le réécrire. Voici l'original.

Nous sommes le samedi 19 avril 2008, par une belle après midi ensoleillée, ce sont les premiers beaux jours du printemps.

Nous roulons à deux avec mon père sur l'un de nos parcours de vélo habituels au départ de St Cloud pour passer par la foret de Marly puis sur les routes de Crespières comme si nous étions en Suisse. Ce jour là j'ai du jus alors que cela fait un an et demi que j'ai levé le pied sur le vélo.

Après avoir passé le triangle de Rocquencourt, nous roulons à bonne allure, entre 35 et 40km/h dans une partie très roulante de la route D307, en direction de St Nom la Bretèche. Nous sortons pour prendre la route de Marly (D7) et amorcer une cote de 1 km qui nous mènera à la foret de Marly.

Aujourdhui j'ai les bonnes jambes, j'emmène 39x15 ou 39x17 dans la petit cote entre 18 et 21km/h, un peu de danseuse pour maintenir l'allure, je surveille que mon père reste dans ma roue puis sur la fin, je me rasseois sur la selle pour finir les quelques dizaines de metres moins pentues.

Au bout d'un km, la pente s'est radoucie, nous repassons progressivement à 28 puis 30 puis 32 ... 33 ... hop je passe le grand plateau (52 dents) ... passage entre deux champs, le vent dans le dos, nous accélérons encore sur un bout de ligne droite. Le compteur dépasse les 40, 42, 45 km/h. Je suis la tête dans le guidon, je suis bien, j'ai repris un peu mon souffle depuis la cote, et j'appuie sur les pédales. Nous roulons presque plus vite qu'un Solex.


Agrandir le plan

Je mène depuis le pied de la cote, mon père est dans ma roue, nous nous rapprochons du carrefour où nous allons tourner à 90° à gauche pour entrer dans la foret de Marly. C'est un carrefour en T, des voitures arrivent en face et d'autre viennent de la "Route Plantée" vers laquelle nous allons tourner. Un séparateur de voies aide à fluidifier le trafic. Nous devrons un ceder le passage si une voiture arrive d'en face, la voie perpendiculaire a un stop.

 

J'entre dans la voie d'accès pour tourner, je lève le nez du guidon une fraction de seconde pour voir si je peux tourner sans ralentir, je suis dans un état second, je plane. Semble-t-il pas de danger, je ne vois pas de voiture s'approcher de nous en sens inverse, pas de voiture non plus provenant de la route à notre gauche perpendiculaire à nous. C'est bon donc, je vais pouvoir virer à gauche sans freiner, je m'apprête à franchir la ligne pointillée pour traverser la voie d'en face.

Sauf que ... j'entends mon père hurler "Juuuuuuuuul" d'une voix un peu éloignée (il ne semble plus être dans ma roue, c'est louche) en même temps je viens de réaliser que je vois une berline grise arriver à vive allure sur la voie d'en face. C'est sur je vais me faire cartonner. Sur ce coup-là j'ai fait le con .... 
Je serre les 2 freins, je serre les dents, je serre les fesses .... je sens le poids basculer sur les bras, sur la fourche ... l'arrière du vélo se déleste, je perds un peu de grip sur la roue arrière. En face la voiture fait pareil, elle pile, je la vois piquer du nez vers l'avant, les pneus crissent, elle fait un petit écart vers sa droite pour m'éviter, moi aussi j'essaie de faire pareil, finalement on se frole. Je l'ai échappée belle ...

 

carrefour-google-streetview



Je repars vers la route comme si de rien était apres avoir fait un signe d'excuses au conducteur. Mon père a mis pied à terre à l'endroit de ma mort annoncée. Il est tétanisé, il a les jambes coupées. Pris de sanglots, il me gronde .... Moi je ne suis pas traumatisé par ce qu'il vient de se passer, tout simplement parce que je n'ai pas réalisé, je n'ai pas eu le temps de gamberger et prendre peur de mourir. Mon père, lui, a vu la scène se dérouler sous ses yeux.

Tout cela part d'un détail malheureux : au moment de lever les yeux pour analyser les conditions de circulation, la voiture d'en face est masquée par le panneau de signalisation qui indique le croisement et le virage à gauche sur le séparateur. La voiture est encore loin, moi aussi mais sur l'élan, nous nous sommes rapprochés l'un de l'autre au moment où mon regard est porté déjà sur la route perpendiculaire, là où je vais mettre mes roues à la sortie du virage.

Morale de l'histoire : il faut être ultra vigileant en toutes circonstance ! car les automobilistes n'auront pas tous les bons réflexes.


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Samedi 29 août 2009 6 29 /08 /Août /2009 00:57
- Par Julien HOLTZ - Publié dans : C'est mon aventure
Après avoir lu mon récit sur la course d'équipe que nous avons menée, la preuve en images dans ce reportage autour des 24 heures vélo du Mans diffusé sur Dailymotion.


Les 24 heures Vélo (Le Mans)

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Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /Août /2009 23:23
- Par Julien HOLTZ - Publié dans : C'est mon aventure
Les 22 et 23 aout 2009 se sont déroulés les 24 heures Vélo du Mans sur le Circuit Bugatti. Une course organisée par Claude Gasnal Organisation. C'était une première sur ce circuit et une totale découverte pour moi. Nous avions discuté de cette course au printemps lorsque mon père avait déjeuné avec Roger Legeay, ancien coureur et directeur sportif dans le vélo (Z, Gan, Crédit Agricole) et parrain de l'épreuve. Roger et Gégé avaient alors eu l'idée de monter une équipe "Pères et Fils" avec les fils Holtz et Legeay, Henri Sannier et son fils. Après avoir fait la Look et au bout de 1000 km de vélo cette année, je me fixais donc avec la famille un second objectif dans la saison.


La préparation

A vrai dire c'est une "non préparation". Je n'ai pas spécialement prépararé cette épreuve, ne sachant pas du tout comment cela allait se dérouler, quelle stratégie de relais nous adopterions ... Je me suis donc contenté sur les mois de mai, juin, juillet et début aout d'accumuler les kilomètres, autant que possible sans nuire à mon boulot. (Et d'ailleurs mon retour en forme physique m'a aidé à mieux aborder ma vie pro, la tête plus aérée, les idées plus concrètes)

A 15 jours de l'épreuve

A J-15, je suis sur la route entre Lescar et Seignosse pour une sortie de 100 bornes avec mon père dans la roue. Tiens, d'ailleurs j'ai inscrit sur notre maillot d'équipes des 24h la mention "Bienvenue dans ma roue !" (petit clin d'oeil amical pour partager ensemble le "travail" pendant la course).
J'avais décidé d'axer mes courtes vacances estivales sur le vélo en allant chez des amis dans le sud ouest. Une sortie tous les 2 jours pendant 12 jours et au total 550 km dont l'ascension des cols de Marie Blanque, Aubisque et Soulor.

Dernière sortie avant les 24 heures

Je me retrouve à l'Hippodrome de Longchamp après le boulot, un soir de semaine où les "1ère caté" viennent s'entrainer et reproduire des conditions de course : relai appuyés, peloton en file indienne, relances, attaques, sprints dans le faux plat. Je roule à près de 37 pendant presque une heure trois quart. C'est bon, je suis prêt, l'entrainement a payé : J'encaisse bien le rythme, l'intensité de l'effort et je ne craque plus comme au début de saison.

Arrivée au Mans, la prise de contact avec l'équipe

Roger nous accueille dans sa magnifique maison dans un village proche du Mans. Autour d'une belle pièce de viande rouge, nous faisons connaissance les uns avec les autres. Roger, avec ses reflexes professionnels, nous parle de la course et de sa vision de la stratégie de course : comment il a imaginé la succession des relais, les installations, les conseils, les règles de sécurité, ...
Il nous montre aussi les maillots fraichement reçus de chez Noret qui a réussi un tour de passe passe pour nous confectionner 2 tenues chacun aux couleurs de l'équipe avant la fermeture de l'usine pour les vacances d'aout.
Au lit avant minuit ... car nous nous réveillerons à 8 heures le lendemain matin.

22 aout 2009 : le jour J

Réveil matinal, muesli et ventre serré au petit déj. Nous nous habillons en tenue pour faire la photo clin d'oeil que nous enverrons à Noret pour les remercier.
Direction le circuit. 9h30 nous enfourchons nos vélos pour aller reconnaitre le circuit. Deux tours me suffiront pour me le mettre en tête. Et je remarque tout de suite deux choses : le vent et .... le relief !! La ligne droite des stands est relativement abritée mais elle est en léger faux plat et débouche sur une vraie bosse qui nous mène jusqu'à la passerelle Dunlop. Stéphane Sarrazin qui terminera 2ème de l'épreuve l'aura surement remarqué avec étonnement (en voiture, on doit assez peu ressentir la pente)

Midi, l'heure du briefing. La tribune des stands est remplie à bloc. Près de 1200 coureurs et les accompagnateurs. Je suis scotché par l'affluence.
13h, l'heure de déjeuner. Nous avons chacun un ticket par repas pour allez récupérer notre plateau repas, composé de crudités et viandes froides.

Après le déjeuner j'ai un sacré coup de pompe. Roger Legeay se prépare à prendre le départ de la course pour notre équipe. Mon père va donner le départ de la course. Il prendra son premier relais à 20 heures seulement. C'est encore cool pour lui. Moi je file m'allonger dans le bus de l'équipe au frais, dans l'une des chambres. Quel confort ! Et je me relache, au point d'aller au bord de l'endormissement. Ah oui il faut que je vous présente notre dispositif quand même !

Nos installations

Roger, en grand pro qu'il est, a mis les petits plats dans les grands ! Il a réussi a mettre en place sur un parking isolé :
- 1 camion utilisé par PMU sur le Tour de France. Installation climatisé avec salon, cuisine, 1 chambre avec lit double, 1 chambres avec lit simple, WC, douche chauffée et branchée sur le réseau du circuit, 2 couchettes dans la cabine du chauffeur.
- 1 camping car avec 6 couchages.
- le stand partager avec environ 4 autres équipes

Niveau équipement, Roger a fait fort aussi en pensant .... aux oreillettes. Marc Madiot de la Française des Jeux a gentiment accepté de nous prêter ses oreillettes. Nous les partagions avec l'équipe de 4 montée par Serge Beucherie, ancien collaborateur de Roger Legeay.

Roger avait amené avec lui un carton de gourdes Crédit Agricole, des barres de céréales et gels sucrés et une bonne cargaison de bouteilles de flotte et coca. Nous étions prêts, s'il y avait la guerre, à tenir pour l'hiver ! Rires


15 heures la course démarre

Roger prend le premier relais, en "vieux briscard" (pardonne moi Roger pour l'expression). Il sait se placer dans la bonne roue. Il tient la dragée haute aux petits jeunes. Il va même boucler avec la tête de course des tours à 42 et 43 km/h de moyenne. Excusez-le du peu !!! Vitesse folle étant donnée la déclivité de la bosse Dunlop et le vent qui tourne.
Roger assure un super relai, la course morcelle le peloton en plusieurs paquets. Sur les images des caméras du circuit, nous pouvons voir dans la ligne droite les quelques vagues que font les coureurs en file indienne.

Il est 15h30, la moitié du relais de Roger. A mon tour de me préparer, je dois monter dans les tours pour être prêt à fournir un effort intense dès les premiers tours de roue. J'enfourche le vélo de Benoit, le fils ainé des Legeay, qui a installé son vélo sur le Home Trainer dans le stand. Je mets petit plateau et je mouline pour faire monter le coeur. Au bout de 6-7 minutes je dégouline de sueur. Tout va bien, les jambes répondent.

Un quart d'heure me suffira. J'ai déjà la tête sur le circuit. Je suis dans ma bulle. Greg notre homme de main m'installe l'oreillette et me colle un sparadrap sur l'oreille. Nous annonçons à Roger que je suis prêt à entrer en piste.

Antoine, mon petit frère s'échauffe sur le Home Trainer

16 heures mon premier relais

Roger me passe le relai en 72ème position, peu avant l'heure de course. Il a un peu explosé sur les 3 derniers tours. Avec le temps perdu dans les stands, nous rétrogradons à la 115ème position lorsque je sors des stands. Je rendrai mon relais la 80ème position. A ce moment de la course, les écarts sont infimes entre les coureurs et la tactique de course (durée des relais) influe grandement sur le classement.

Ca y est donc, après avoir limité le compteur à 20 km/h devant les stands, je rentre en piste et je lache les chevaux. Je grimpe pour la 1ère fois la bosse Dunlop. Je cherche autour de moi un groupe homogène. Pour le moment, je ne vois que des coureurs éparpillés, et certains qui roulent vite derrière qui je crois que l'on va former un groupe. Mais ces flèches ne s'organisent pas, ils "flinguent", c'est à dire qu'ils roulent sans se soucier si on les suit ou non, et sans envisager d'alterner la prise de relais avec des concurrents.

Au bout de trois tours, je trouve un groupe régulier. Mon temps au tour baisse de 20 secondes. L'effort est intense. Je suis super concentré, je perçois les foules massées sur le muret des stands dans la ligne droite. La chaleur est étouffante, on sent le bitume brulant nous remonter sa chaleur le long des jambes. J'ai répété mon père qui s'est glissé entre deux vitres de plexiglass pour me regarder et me crier des conseils. Je ne comprends pas bien ce qu'il veut me dire. Le tour suivant, j'entends "boire" !

Tu as raison papa, entièrement raison. Avec cette chaleur il faut boire, même pour un relais aussi court. Je ressens les effets de la chaleur à la moitié de mon relais, la bouche commence à s'assêcher, mon eau grenadine est trop sucrée, trop pateuse. Je m'arrose avec l'eau de ma deuxième gourde.
Ca monte vite dans la bosse Dunlop, mon coeur monte aussi vite dans les tours mais sans exploser. J'encaisse bien car j'arrive à m'abriter correctement dès qu'il ne faut plus monter. Un bon tiers du circuit se déroule en faux plat descendant avec du vent de travers où nous devons rouler presque à bloc avec des relances énergiques en sortie de parabollique pour ne pas être sorti de la roue.
Je n'ai pas la notion du temps pendant mon relais, je suis ailleurs. Il m'a fallu regarder mon téléphone à un moment pour me repérer. A deux tours de la fin de mon relais, ça temporise un peu, ouf, on respire !

- "Julien pour Greg" / - "Oui Greg" /  -"Benoit est prêt tu rentres quand tu veux" / -" ok je rentre"

Bilan des courses, je rentre au stand avec une bonne suée, pas trop entamé, plutot content d'avoir tenu le rythme et conscient qu'il faudra le maintenir voir faire mieux. Ca roule vite et fort sur cette course et il faut à tout prix rouler dans les roues.
Benoit avec son foncier de marathonien prend la suite et va nous remonter pres de 30 places aussi. Sacré relais !

C'est maintenant au tour d'Antoine, mon petit frère. Super sportif, condition physique hors du commun (il a du faire 100 km cette année à vélo), talent iné dans la pratique des sports, compétiteur dans l'âme. Comme moi, Antoine s'est discipliné à rouler sur Home Trainer avant de prendre son relais. Du coup il entre en piste échauffé et peut répondre si l'effort doit être intense. Antoine arrive à se glisser dans un bon groupe qui lui fait remonter 10 places. Nous sommes 47ème.

Dimitri, le cadet des Legeay, avec qui j'ai fait la caravane publicitaire en 1998 (lui chez Minute Maid, moi chez Champion), prend son relai à 19h. Il envoie du lourd ! Il enchaine 3 tours en 6'01 avant de passer même en 5'50 ! Dimitri m'a tout simplement épaté. C'est à partir de la 45ème place que les places deviennent de plus en plus dures à gagner. Et c'est avec des hommes forts comme Dimitri ou Jean-Jacques Henry que nous allons y parvenir. Pour le moment, 45ème ça me va bien ! Dimitri passe son relais à mon père en 37ème place.

Mon père, passionné absolu de vélo (non je n'en ferai pas des tonnes, si vous voulez en savoir plus, achetez son bouquin !), a accompagné quelques-unes de mes sorties d'entrainement cette année. Il est devenu davantage rouleur que grimpeur, un peu diesel. Moins explosif. Alors avec l'expérience, il va se placer, se cacher, faire le dos rond dans un groupe qui roulera entre 35 et 37. Et ça nous permettra de maintenir notre position.

21 heures à 22 heures, Jean-Jacques Henry (ancien pro chez Festina avant l'affaire de 98) est notre 7ème homme. Il va avoiner sévère à la tombée de la nuit. Nous maintenons notre classement entre la 43ème et la 48ème place.
Et moi, j'ai mon 2ème coup de pompe de la journée ... normal, je n'aime franchement pas me lever à 8 heures du matin le week end, que voulez-vous je suis une vraie marmotte !




23h30 : Mon 2ème relais

La ronde des relais de nuit a démarré. Roger Legeay est dans le siens pendant que je finis de digérer et que je me remets en tenue.Pas possible cette fois-ci de rouler sur Home Trainer, alors je fais des tours dans le paddock derrière. Habillé court, j'ai peur d'avoir froid, il fait frisquet contrairement à la canicule de l'après midi.
Avec Greg, nous prenvenons que je suis en place. Roger annonce qu'il rentre au stand. Il rends son relais en 42ème position (ensuite on perd toujours quelques places à cause du passage dans les stands), je vais gagner 11 places pendant mon relais.

Je rentre en piste et je regarde autour de moi, de nouveau des coureures éparpillés ! Pas de chance me dis-je ! J'espère que je ne vais pas galérer trop longtemps tout seul. Je me mets donc à rouler sans me mettre à bloc en me conditionnant comme si je devais maintenir l'effort sur la durée. Je ne perds que 30 secondes par rapport à un tour en peloton. D'ailleurs un groupe m'absorbe au 2ème tour. Je me glisse dans les roues et je m'accroche.

Le 1er tiers de mon relais sera intense, haché d'accélérations aggressantes dans la bosse Dunlop, menées par des mecs qui ont du feu dans les jambes. Mais je ne me laisse pas abattre pour autant, j'ai du répondant même s'il me manque un peu de puissance, mon cardio ne me bride pas donc je compense avec de la vélocité. Je réussis malgré leurs accélérations à rester au contact de ces 3-4 coureurs qui violentent le peloton qui s'était formé à leurs trousses. En revanche en descente ou sur le plat, c'est rapide mais supportable. Les relances en sortie de virage sont franches mais en les anticipant, on ne se fait pas sortir des roues.

Je regarde mon téléphone, 00h32 ... seulement ! Malgré mon bon entrainement cette année, malgré ma discipline à rester dans les roues, j'ai du entamer mon énergie pour tenir dans les roues, produire des efforts sur les accélérations et relances qui dystendaient le peloton dans lequel je roulais. Je sens que je me tape dedans, que je suis capable de tenir encore grace au mental, mais qu'un retour au calme serait le bienvenu. La nature de mes entrainements jusqu'à présent ne m'ont pas préparé à encaisser les relances incessantes. C'est quelque chose que je vais devoir travailler en vue de la Ronde Picarde.

J'entends à l'oreillette Greg qui me complimente sur mes tours et m'encourage à continuer sur la lancée. Apparemment ma cadence est satisfaisante. Ca me fait plaisir. Je prends la parole au micro attaché à ma bretelle de cuissard pour les remercier. Et je me replonge la tête dans le guidon pour poursuivre l'ouvrage.

Un tandem revient à notre hauteur. Chic me dis-je ! J'avais entendu en fin d'après midi par la voix de Serge Beucherie que des tandems roulaient et qu'il s'était abrité avec Eddy Seigneur derrière l'un d'eux. Sur le plat c'est incomparable ! Ils ont un potentiel de vitesse que les cyclosportifs n'ont pas. En revanche par leur poids et leur manque de mobilité, ils peinent plus que nous dans les bosses, donc dans le Dunlop nous allons pouvoir respirer un peu mieux. Mais coté descente, je ne vous raconte pas la violence de la relance tout en bas du circuit. Il se crée à chaque fois un trou de 5 mètres à boucher. Je me suis fait avoir 2 fois, pas 3 ! Désormais j'anticipe en modifiant un peu ma trajectoire en entrée de courbe pour me rapprocher de la zone isolée du vent, pret des roues et éviter la vague à la sortie de la courbe.

A la fin de mon 2ème tiers, je commence à trouver le temps long car l'effort est finalement toujours aussi intense. Mon GPS Garmin m'indiquera après coup une moyenne cardiaque à 158 pulsations / minute pendant mon relais. Greg me parle à environs 20 min de la fin de mon relais, je lui suggère que je vais encore faire 3 tours (ce qui correspond à peu près à 20 min). Et psychologiquement, ça me donne un objectif pour maintenir mon effort.

Le tandem a du baisser de pied, je retrouve les coureurs de mon début de relais en tête de peloton, ça accélère de nouveau dans la bosse Dunlop. J'hésite entre passer grand plateau en force ou petit plateau en vélocité. Je fais ça aux sensations. Et je ne suis pas loin de m'éclater la cocotte minute sur une accélération violente d'un des coureurs que j'avais identifié.

Dernier tour, meme si les cuisses sont dures, je me dis que c'est fini pour ce soir, que je vais pouvoir dormir :-) Sur le bas du circuit, la partie plane, je participe aux relais sans m'économiser, j'emmène à 45, 46, 47 ... enchainement de pif paf, bout droit, puis l'épingle au début de la ligne droite, je rentre dans les stands, rideau puis dodo !

Bilan du relai, une grosse débauche d'énergie pour rester dans ce groupe de furieux et rouler vite. Beaucoup de plaisir à faire tourner les jambers et sentir le moteur monter dans les tours, se maintenir malgré l'intensité et ne pas exploser. Près de 40 de moyenne pendant 1 heure et demi. Joli coup !

Une nuit au circuit des 24 heures

Fin du relais, il est 1 heure du mat. Glou glou, miam miam, douche et installation avec sac de couchage dans la couchette du chauffeur. Petit post sur Facebook et Twitter pour informer les copains de l'aventure en marche. Nous sommes dans les 40 premiers tout va bien !

Je commence à m'en aller dans les bras de Morphée, il est 2 heures passées ... Mon réveil sonne vers 8 heures .... déjà ... ? Quelques éclairs de conscience dans mon sommeil ... Mais pas trop les jambes dures au réveil. Bonne nouvelle ! Je file au petit déj, la gueule un peu dans le paté. Je m'habille. Roger est déjà en piste. Nous sommes passés dans les 30 premiers !


9h30 : Mon 3ème relais

Quelques centaines de mètres sur le petit plateau dans le paddock puis c'est à mon tour. Il est 9h30, le jour s'est déjà levé. Il fait un peu frisquet, j'ai mis un dry fit manches longues sous le maillot. Je m'élance sur la piste. Personne ! Suis seul au milieu de la pampa. Pfff Tout au juste quelques dossards 2.. ou 1.. (c'est à dire des Duos ou Individuels) qui montent à l'énergie et dans la douleur la bosse Dunlop. Mais pas un coureur prêt à m'épauler pour rouler fort au rythme des leaders.

Ce matin, je vais faire tout mon relais entre 2 et 5 coureurs. Seul un coureur va collaborer avec moi, un quinqua moustachu qui me fait penser à mon prof d'histoire géo de prépa hec. Il a les veines sur les mollets et il dégouline de sueur, impressionnant. Drole de coincidence, ce coureur attendait avec moi son relais devant son stand, mitoyen du miens. Il est rentré en piste un tour après moi. Nous allons partager l'effort (60% pour lui, le reste pour moi) afin de rouler tant bien que mal aux alentours de 36 de moyenne sans aucun autre soutien. Je n'aurai pas eu de chance cette fois-ci. C'est seulement sur mon dernier tour que je retrouverai un peloton conséquent, mais tant pis, il est déjà l'heure de passer la main.

Antoine, reprendre la piste dans le courant de la matinée et va lui aussi assurer un relais régulier à l'arrière d'un groupe de 20 coureurs.

Dimitri et Jean-Jacques nous font grapiller les places pour parvenir à ravir la 24ème place du général à 2 tours du drapeau à damier.

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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 11:37
- Par Julien HOLTZ - Publié dans : C'est mon aventure
Il y a quelques semaines, mon père m'annonce que nous allons nous engager aux 24 heures Vélo du Mans qui vont se tenir les 22 et 23 aout 2009 sur le circuit Bugatti. Belle perspectives ! Alors j'ai été jeter un oeil par curiosité sur le site de la course : http://www.24heuresvelo.fr

Avec Roger Legeay et sa famille nous allons former une équipe "Père et fils" : Gérard Holtz et ses fils Julien et Antoine, Roger et son fils. Henri Sannier et Antoine sont aussi pressentis. Pourvu qu'ils tiennent leurs engagements !

A en voir la vidéo ci-dessous où Roger effectue la reconnaissance du circuit, le rendement du bitume doit être extraordinaire pour les cyclistes ! Aucune rugosité, peu de vibrations donc à prévoir à encaisser dans les reins ... Peut-être donc un gain en performance de 2 ou 3 km/h rien que grâce au fait que nous serons sur un circuit auto !

Les catégories :
- DEFI SOLO (1C*) : 1 Homme ou 1 Femme
- DEFI DUO (2C) : 2 Hommes ou 2 Femmes ou 1 Homme et 1 Femme
- PRESTIGE (4C) : 4 Hommes ou 4 Femmes (Pas de mixité possible)
- SPORTIVE (6C) : 6 Hommes ou Mixte (2 Femmes minimum)
- LOISIR (8C) : 8 Hommes ou Mixte (3 Femmes minimum)

Pour en savoir plus :
>> La compétition
>> Infos pour les participants
>> Le déroulement du week end



Vidéo de reconnaissance du circuit réalisée avec Roger Legeay
 

Passage du peloton sous la passerelle Dunlop

Image des répétitions à J-60





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