Entrainement & Physiologie


Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /2009 20:05
- Par Julien HOLTZ - Publié dans : Entrainement & Physiologie
Juste après avoir raccroché le vélo il y a deux semaine suite au contre-la-montre de la Gentleman du Coeur 2009 autour du circuit de Longchamp, je me suis donné quelques autres objectifs sportifs complémentaires à la pratique du vélo : le 10km de Paris Centre où je fais 592ème sur 2100 engagés. Puis dans 2 semaines, le 10km de Saint Cloud, un cross assez casse pattes qui se déroule sur les sentiers du Parc de Saint Cloud.

Aujourd'hui j'ai choisi un parcours qui empruntait 3/4 de l'itinéraire de la course, pour me le remettre dans les jambes. Attention aux racines, aux trous ... et .... profitez d'un grand bol d'oxygène au milieu de cette verdure à seulement quelques encablures de la Porte de St Cloud.


J'ai la conviction que pour compenser une trève de vélo (salvatrice parce qu'après avoir atteint les objectifs qu'on se fixe, on peut friser l'overdose de selle), le running est une excellent complément. La puissance cardiaque et musculaire héritée de mes 4600 km de vélo cette année sont des atouts que je n'avais pas l'année dernière quand je courais en aout et septembre pendant ma préparation du Mont Blanc puis au retour de la tentative. Je sens que cette puissance m'aide à courir vite et à maintenir ma vitesse davantage que l'année dernière. Sur le plan cardiaque, on a cette sensation d'avoir un "gros moteur" ... mais ... attention ! Il faut entretenir tout ça ! Il faut faire tout ce qui est possible pour continuer à surfer sur la vague. Car une fois qu'on perd cet acquis physiologique, les efforts pour le retrouver sont doublés, voir triplés comparativement à une petite coupure en cours de saison.

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Jeudi 26 juillet 2007 4 26 /07 /2007 14:45
- Par Julien HOLTZ - Publié dans : Entrainement & Physiologie
Un cycliste humain et sain ne peut pas faire l'étape Orthez - Gourette (Col d'Aubisque) de 218 km à plus de 34 km/h comme l'a fait Rasmussen. Avec cet article la preuve est faite !

Guillaume Prébois, journaliste sportif pour Le Monde, engagé dans son Autre Tour met en ligne son suivi physiologique au quotidien. Dans l'étape entre Orthez et le Col d'Aubisque, il a a roulé avec son compagnon de route à 24 km/h de moyenne.

En fin de Tour de France, la fatigue a raison de ses battements cardiaques : sur son étape, il a plafonné à 161 pulsations. Comme les pros en fin de Tour, il ne peut plus monter le coeur dans les tours. Mais contrairement aux coureurs les mieux ... dopés (oups préparés), avec ce régime cardiaque, il roule 10 km/h moins vite !

Pour cette étape, il aurait consommé l'équivalent de 335 morceaux de sucres. 6 700 kcal : pharaonique !!!

Nul doute qu'il va terminer en pleine forme mais ... sur les rotules !

Visitez la rubrique sur le site du Monde : L'Autre Tour


Votre avis ? Les performances des pros sont-elles surprenantes comparativement à celle de Guillaume ?


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Dimanche 8 avril 2007 7 08 /04 /2007 13:21
- Par Julien HOLTZ - Publié dans : Entrainement & Physiologie

C'était dimanche dernier, la veille j'avais du tirer sur la corde en me maintenant dans le peloton pendant plus d'une heure quarante à plus de 37 de moyenne. Cette année, comme l'année dernière, je suis hors de forme. Je garde le mental pour me lancer quelques petits objectifs mais je n'ai pas l'endurance que j'ai eu en 2005.

Dimanche, grand beau temps donc, et pas de vélo à la télé. L'envie donc de partir rouler dans les Yvelines et refaire les parcours que je multipliais lors de ma préparation avant la Picarde. Au programme : Forêt de Marly, Les Alluets le Roi, Bazemont, Maule, Andelu, Thoiry, Marcq, Beynes, Grignon, Chavenay, Rennemoulin puis le retour vers Paris par Vaucresson, Garches et St Cloud.

Jusqu'à Maule, tout allait bien, un petit 35 et même plus sans forcer en allant vers les grandes oreilles. La descente dans Maule (la cote de la Beule) sans pédaler à plus de 60 km/h. Puis la remontée vers Thoiry en face, étonnement à 24 km/h sans en baver ! Petit vent de travers à travers champs avant d'arriver à l'entrée de Thoiry, mauvais augure ?

A peine ai-je passé le rond point à l'entrée de Thoiry pour aller vers Marcq que je me prends une sorte de mur qui stoppe ma progression. je taquinnais les 35 et je suis à 25 les dents serrées ! C'est là que l'enfer s'ouvre à moi. Pourtant je n'ai pas vendu mon âme au diable. Je n'ai fait aucun pacte pour avoir le vent dans le dos au début de ma sortie !!! J'ai déjà lutté pendant plus d'un km lorsque je rentre dans Marcq, entre les maisons le vent est tombé mais j'ai déjà mal aux jambes et beaucoup beaucoup moins d'énergie à donner. Alors je m'arrête au soleil contre un muret pour me reposer et faire redescendre mon coeur emballé.

Le t-shirt sous le maillot est trempé de sueur, le soleil aux rayons tièdes du printemps me réchauffe un peu, mais rien à manger et plus beaucoup à boire déjà. J'ai l'habitude de m'arrêter à ce stade de ma sortie quand je suis en début de saison mais c'est un poil plus tot sur un banc à l'entrée de Thoiry. Allez zou je repars. Dans la descente vers Beynes, je suis à l'arrêt complet. Très mauvais présage car quand ça souffle comme ça c'est jusqu'au bout !

J'arrive avec un peu de peine à l'entrée de Beynes, les maisons du village me protègent un peu puis j'amorce la coté qui me mène vers l'aérodrome. Une cote à flanc de colline donc exposée au vent. Je n'ai plus rien dans les chaussettes. C'est terrible. La bouche sèche, je cherche dans le moindre recoin un peu de salive, un peu de carburant. J'ai les jambes en coton, elles tremblent, elles flagèlent un peu. Mon champ de vision se rétrécit, je cherche de moins en moins loin la ligne de fuite. Je ralentis, je suis à peine aux 2/3 de la vitesse que j'ai l'habitude d'emmagaziner à cet endroit. Je m'arrête et vais me poser sur les accottements. Dans mon infortune, je profite du soleil, je regarde les nombreuses voitures passer et ne pas s'arrêter. Pas un seul conducteur ne s'enquiert de ma "détresse". Encore un exemple d'un monde devenu trop individuel.

Allez je me motive pour remonter en selle. Un cycliste vient de passer devant moi, il a l'air d'avoir de bonnes jambes. Moi j'ai tout perdu aujourd'hui. Je lutte pour passer le sommet de la bosse. Je lutte pour enchaines les hectomètres suivants qui font rebondir la route comme un ruban qu'on étire et qu'on compresse. Je pense toutes les 3 minutes à la personne qui pourrait me tirer de cette descente aux enfers. Un taxi ? ma mère ? des amis ? ...

J'arrive à Grignon au rond point. Je vois une pancarte vers une ferme agronomique. Portes Ouvertes !!! Je m'écarte de ma route pour 1 km mais 1 km salvateur car j'y trouverai une pomme au bout ! Dans mon infortune (je suis parti sans argent et sans nourriture) la vendeuse de la ferme me propose gentiment une pomme. Je n'ai jamais mangé une pomme aussi vite de ma vie !! Comme dans les dessins animés de Tex Avery le corbeau dévore les épis de maïs.

Je repars puis lutte de nouveau dès que la route varie. J'arrive sur Chavenay où j'hésite puis je m'arrête de nouveau devant "Les Milles et Une Saveurs" de Chavenay. Un salon de thé. Je demande humblement et piteusement au tenancier du salon de m'offrir quelquechose de sucré. Il part  vers sa voiture et me rapporte une barre de céréales aux cerises et des gateaux Twix. Je repars en direction de Rennemoulins. Je m'arrête à une source d'eau pour les chevaux je tends mon bras à travers les barbelés pour y remplir ma gourde. C'est dingue parce que je sais que je suis presque rentré (il me reste moins de 20 km) mais je continue à me demander si je ne vais pas appeler à la rescousse pour me faire ramener en voiture.

Je n'ai vraiment plus de jus. Plus rien dans les jambes, rien dans les reins. Il n'y a plus que la tête qui me dit que je suis capable de rentrer par mes propres moyens. J'ai réussi le Mont-Blanc alors je réussirai même en hypoglycémie ! Je m'arrête encore deux fois avant d'arriver au bercail dont une fois au niveau du Triangle de Rocquencourt, là où quand je suis en forme, je suis capable de passer dans cette cote sur le grand plateau à presque 27.

Décidémment j'aurai avalé la trompette jusqu'au cornet ce jour-là !


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Samedi 10 mars 2007 6 10 /03 /2007 13:13
- Par Julien HOLTZ - Publié dans : Entrainement & Physiologie

Il est 13 heures, je viens de rentrer de Longchamp où j'ai roulé 2h30. Par une matinée de beau temps comme celle-là c'est un pur bonheur. Et devinez qui est venu se positionner en tête du peloton ? Les Crédit Agricole !

Il est dix heures 15, j'arrive devant les tribunes de l'Hippodrome de Longchamp. Depuis une semaine nous nous étions donné rendez-vous avec mon pote Nicolas Geay, journaliste de la rédaction du service des sports de Francetélévisions, spécialisé dans le cyclisme. Les pelotons sont déjà formés et ça roule déjà fort. Nous roulons petit plateau une vingtaine de minutes avant de nous mettre dans un peloton qui nous remonte. Nicolas voit alors 2 break Skoda du Crédit Agricole arriver en bas de la descente coté Boulogne. Il me laisse pour aller discuter avec Serge Beucherie et préparer ses prochains sujets. Moi je n'avais rien vu, j'avais comme on dit le nez dans le guidon !

Lorsque, 3-4 tours après je le retrouve, il me dit retourne toi, tu vas te faire remonter par les Crédit Agricole ! En effet tel un avion de ligne, l'équipe emmène dans sa trainée entre 150 et 200 coureurs. Et vas-y  que ça frotte pour prendre les premières roues ! Je n'aime vraiment pas ça, c'est dans ce contexte de nervosité que je me suis vautré en octobre 2006. Ils sont venus, ils ont imposé un tempo entre 38 et 45 pendant 1 heure et sont repartis. José Vallée, membre actif du CSM Puteaux, un de ces coursiers qui roulent avec des boyaux et des vélos d'un autre temps, sans compteur et aux sensations; il est dans une rage folle. Les coureurs du CA lui ont dit d'aller rouler ailleurs, il a envie de tout faire péter et lance une attaque. Il sera repris 2 tours après. Ils ne veulent pas que quelqu'un prenne un relais, c'est normal, ils sont venus pour bosser. Se protéger dans les roues ne leur servirait à rien.

Espérons que ces quelques tours vont réussir aux CA ! Moi j'ai bien mérité un bon bain pour virer la couche de poussière sur mon visage colmatée par la transpiration et puis je suis sur que la sieste va venir très vite ! Que c'est bon la fatigue après le sport !


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Samedi 20 janvier 2007 6 20 /01 /2007 13:13
- Par Julien HOLTZ - Publié dans : Entrainement & Physiologie

Pourquoi vaut-il mieux privilégier l'exercice plutôt que le régime hypocalorique ou encore, la liposuccion ? Habituellement, quand on veut maigrir, c'est parce qu'on désire perdre du gras et non seulement du poids. Le régime hypocalorique permet d'atteindre cet objectif, rapidement en plus. Le hic ! c'est qu'il est aussi la voie rapide pour engraisser à nouveau, comme le démontre depuis longtemps les études dans ce domaine. L'une d'elles a d'ailleurs démontré qu'après 20 ans de régimes amaigrissants, les personnes suivies n'avaient pas maigri, mais plutôt engraissé et perdu beaucoup de masse musculaire.

Les régimes sévères (moins de 1000 calories par jour) peuvent, en effet, vous faire perdre, en quelques semaines, jusqu'à 20% de votre masse musculaire. Or, la perte d'un seul demi-kilo de muscle suffit pour ralentir le métabolisme de base (la dépense calorique au repos). Résultat : on dépense désormais moins de calories en 24 heures. Voilà qui explique bien des reprises de poids après un régime hypocalorique.


S'attaquer à la cause principale de l'embonpoint

Au contraire, l'exercice, en plus de vous faire perdre du gras, stimule votre métabolisme de base, protège, sinon augmente votre masse musculaire, renforce vos os, votre coeur et votre système immunitaire. Un régime hypocalorique n'offre pas de tels avantages pour la santé, encore moins une liposuccion. Mieux encore, l'exercice, s'attaque d'emblée à la source principale de l'embonpoint : une dépense calorique trop faible. C'est que nous ne mangeons pas plus que nos ancêtres, mais nous consommons de 5 à 10% moins d'énergie qu'il y a 30 ans. Et nous sommes pourtant, en moyenne, de plus en plus lourds. Où est l'erreur ? Selon certains chercheurs, la baisse de la dépense énergétique serait de 400 à 500 calories quotidiennement depuis un siècle.


Les règles à suivre

Cela dit, si vous optez pour l'exercice et que vous n'êtes pas en grande condition physique, voici les règles à suivre pour obtenir un résultat tangible dans un délai raisonnable.

1. Démarrez lentement
Si vous avez engraissé, il y a fort à parier que vous avez adopté un mode de vie sédentaire depuis quelque temps. Par conséquent, votre programme d'exercices pour maigrir doit être progressif et inclure, au début, des exercices d'intensité légère ou modérée de courte durée (30 minutes et moins par séance). Au contraire, si vous débutez sur les chapeaux de roues, vous risquez de vous décourager avant d'avoir vraiment perdu du gras pour la peine. Vous pourriez dire alors- « J'le savais que l'exercice, c'est pas bon pour maigrir. » Mais vous aurez tort.

2. Faites les bons exercices
Les exercices aérobiques légers, en plus d'être bien adaptés aux personnes qui ne sont pas en bonne condition physique, font davantage appel aux lipides qu'aux glucides comme carburant musculaire. Les réserves de glucides (sous la forme de glycogène) dans les muscles et le foie sont limitées, tandis que les réserves de lipides abondent. Par conséquent, au cours d'efforts légers ou modérés, l'organisme privilégie les lipides aux glucides conune source d'énergie principale. Par exemple, si vous marchez, vous brûlez de 60 à 70% de gras contre 30 à 40% de sucres. Et plus vous marchez longtemps, plus vos muscles utilisent les gras comme source d'énergie principale. Par conséquent, si vous marchez pendant une heure et que cela engendre une dépense énergétique de 500 calories, soyez assuré qu'au moins 70% de ces calories ont été, puisées à même vos réserves de gras.

3. Faites des exercices aérobiques, de préférence tous les jours Appliquez le même principe que les régimes hypocaloriques. Si vous suivez celui-ci tous les jours, pourquoi cela serait-il différent avec un programme d'exercice ?

4. Sachez que la dépense calorique est cumulative
Ne vous fiez pas à certains gourous de régimes amaigrissants selon lesquels il faut faire des « tonnes » d'exercices pour perdre du poids. L'effet antikilos de l'exercice est cumulatif. Il est ridicule de dire qu'il faut jouer au tennis pendant neuf heures ou au golf pendant 22 heures pour perdre un demi-kilo. Par contre, si vous marchez d'un pas rapide 50 minutes par jour, pendant 10 jours, vous aurez dépensé environ 3500 calories, soit l'équivalent d'un demi-kilo. L,effet de l'exercice sur votre bilan énergétique (entrée versus sortie de calories) est donc cumulatif et non pas instantané. Si vous voyez les choses de cette façon, vous serez davantage motivé à persévérer. Accordez-vous 10 à 12 semaines pour observer des résultats significatifs.

5. Maintenir vos réserves d'eau
Bien sûr, l'exercice nous fait suer et donc perdre de l'eau qui, habituellement, est remplacée dans l'heure suivante en buvant. Ce ne sont pas à ces réserves d'eau que je fais allusion, mais à celles qui se combinent au glycogène, forme de glucose en réserve dans les muscles. Cette eau emprisonnée dans les muscles (eau intra- musculaire) est libérée chaque fois que les cellules musculaires utilisent du glycogène connne source d'énergie. Pour chaque gramme de glycogène utilisé, vous perdez 2,7 grammes d'eau. Quand vous suivez un régime, surtout s'il est pauvre en glucides, votre organisme finit rapidement par utiliser le glycogène des muscles comme source d'énergie. Cela a pour effet de libérer de grandes quantités d'eau et de vous donner l'agréable, mais fausse, impression de maigrir. En fait, pendant les premiers jours d'un régime, la perte de poids est en grande partie attribuable à la perte de l'eau libérée par l'utilisation du glycogène.

6. Plus vous faites de l'exercice, plus vous utilisez le gras comme source d'énergie
Les athlètes de sports d'endurance (marathon, cyclisme ou biathlon) utilisent, à dépense calorique égale, plus de gras que de glucides si on les compare à des gens moyennement en forme. C'est là un des effets intéressants de la pratique régulière de l'activité physique. L'organisme en vient à privilégier de plus en plus le gras comme carburant, économisant ainsi les glucides (dont les réserves dans l'organisme sont limitées, ne l'oublions pas) pour les efforts intenses et les situations d'urgence.

Une dernière question : quel gras disparaît en premier et en dernier ? Quand vous maigrissez en faisant de l'exercice, vous perdez d'abord du gras au niveau du tronc (épaules, dos et ventre) et des membres supérieurs (bras surtout). Ensuite, aux fesses et finalement aux cuisses.

Richard Chevalier (La Presse)

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