Sécurité routière


Dimanche 28 janvier 2007 7 28 /01 /Jan /2007 13:30
- Par Julien HOLTZ - Publié dans : Sécurité routière

Allez c'est parti, je vais libérer ma colère. Une colère qui explose de manière très brève lorsque, le cul sur ma selle, les jambes en feu, une voiture me double de trop près ou me klaxonne sans vergogne. Une colère qui redescend aussi vite qu'elle est montée au nez, 500 mètres plus tard lorsque je ne vois plus l'automobiliste qui m'a fait sortir de mes gonds. Mais hier c'était la goutte de trop.

Une donnée statistique incon testable, un automobiliste sur 10 est un abruti fini ! Je hais ces crétins de conducteurs et -trices qui nous klaxonnent de manière aggressive et font des gestes parce que nous n'empruntons pas la voie cyclables délimitée par une ligne discontinue sur la partie droite de la chaussée.

Les 3/4 du temps nous ne pouvons pas rouler sur cette piste dédiée (soit en bordure de route, soit sur le trottoir) parce qu'elle n'est pas adaptée à la pratique du vélo de course : Dans des conditions normales de météorologie, nous roulons à 40 km/h sur le plat. Vous voyez rouler à 40 sur un trottoir ?

L'autre raison pour laquelle il n'est pas possible de rouler sur le bord de la chaussée dans ce mètre qui nous est parfois consacré, c'est que le passage des véhicules et le ruissellement des eaux de pluie éjecte sur les bords de la route tout ce qui peut nous crever les pneus !

Les automobilistes ne voient qu'une seule chose, ils ont le droit de rouler à 70 ou 90 sur cette route alors ils n'admettent pas que des véhicules plus lents empruntent la même voie qu'eux. Ils ont oubliés qu'il n'y a pas si longtemps, les cyclistes sur la route se comptaient par dizaines de milliers et que c'était un moyen de transport très usité !

L'autre raison de ma colère, après avoir dénoncé cette agressivité mal placée, c'est la dangerosité de certains conducteurs qui doublent les cyclistes sans aucune marge de sécurité. Hier j'ai senti trois fois le souffle d'une voiture qui me doublait de trop près, beaucoup trop près !

Alors je me dis qu'il faut nous armer. Aux armes les cyclistes ! Nous ne rattraperons jamais ces quelques enculés qui jouent avec notre vie alors trouvons un moyen de leur foutre un avertissement moral au cul et qu'ils s'en souviennent !
J'ai pensé un pistolet à bille, ou un mini paint ball. Est-ce que ça existe ça ?
Je verrai bien une tache de sang éclatée sur la vitre arrière d'une voiture qui vient de me doubler de trop près.

Exprimez votre colère sur ce blog et racontez les situations dangereuses dans lesquelles vous vous êtes retrouvé !!!


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Dimanche 11 juin 2006 7 11 /06 /Juin /2006 18:47
- Par Julien HOLTZ - Publié dans : Sécurité routière
Qu'on le veuille ou non, les usagers de la route sont pluriels : routiers avec leur 44 tonnes, adolescents avec leur scooter, collégiens à vélo, cadre pressé en voiture de fonction, mère de famille stressée par ses enfants à l'arrière, livreurs de pizza en mob, coursiers à fond avec leur scooter et la clope au bec ... Les cyclistes s'insérent par défaut dans ce trafic divers et s'efforcent de chercher les routes de campagnes les moins fréquentées pour vite s'évader de cette réalité morose et polluée. Mais ces moments où l'on se fait doubler, ces moments où l'on doit changer de direction sont des sources de stress et d'insécurité que nous pourrions si facilement éviter.
 
> Un cycliste : usager de la route sans carrosserie ...
 
Les cyclistes ne sont ni ne sentent les "rois de la route". Automobilistes à leurs heures aussi, les coureurs cyclistes comprennent évidemment qu'un cycliste à 40 sur le plat ou 20 dans une montée soit une source de geine pour le trafic routier. Mais de là à forcer le passage ou doubler imprudemment ... il y a une grande différence. Au moins une fois par sortie d'entrainement (ce n'est qu'une fois sur les centaines de voitures que l'on croise mais il en suffit d'une pour ... mourir), il arrive à un cycliste de sentir le souffle d'une voiture qui vient de lui froler le corps. Sensation désagréable d'autant que les routes sont larges et laissent la place pour doubler avec de la marge. Alors les insultes volent, l'automobiliste ne comprend pas et fait preuve de mauvaise foi.
 
Tenez, sur le Pont de Suresnes, dans la direction Suresnes - Paris, le macadam est tellement usé qu'il laisse d'énormes nids de poules, des pavés affleurants, et de jolis trous que nous ne pouvons qu'éviter en roulant à 2 mètres du trottoir. C'est parfois à cause du vent qui peut souffler de travers, ou encore à cause des voitures ou poids lourds qui peuvent nous deventer qu'il nous arrive de faire des écarts. C'est pourquoi c'est un acte de prudence de doubler les cycliste en laissant 1 mètre entre votre véhicule et vous. Parfois, il arrive même aux automobilistes et motocyclistes de doubler pour se rabattre devant nous et tourner à 5 mètres. Une queue de poisson dans les règles de l'art ;-) La route se partage. La plupart des cyclistes le savent et se disciplinent à rouler le plus à droite possible sur la chaussée. Mais parfois c'est impossible.
 
> Les pistes cyclables : une aberration pour les coureurs cyclistes
 
Rouler à 40 en vélo (le couteau entre les dents) dans un couloir protégé par un trottoir (souvent baties sur le même modèle que les voies de bus dans Paris, ex : Bd de Grenelle) est très dangereux. Si les vélos de course freinent très bien, la proximité des voitures garées et le peu d'espace de dégagement sont malgré tout des facteurs agravant le risque. L'illustration est frappante dans les alentours de Versailles (Saint Cyr, Vaucresson, Bailly, Ville d'Avray) où la piste cyclable est aménagée sur un trottoir. Rouler sur ces trottoirs à double sens est une aberration pour un coureur cycliste. Imaginez, c'est comme si on demandait à un automobiliste de rouler à 130 sur une voie qui fait un peu plus que la largeur de sa voiture, avec de surcroit des rebords et des obstables à passer à pleine vitesse.
 
Autre exemple, la voie cyclable qui part de Saint Cloud en direction de Garches, Vaucresson puis St Nom la Bretêche : d'à peine 1 mètre de large, elle est délimitée par des rivets longilignes vissés au sol. De véritables pièges pour les coureurs et surtout des sources de casse matérielle pour leur machine. Les vélos de course sont des machines réactives, racées, précises qui ne tolèrent souvent pas la moindre secousse dans la fourche sous peine de casser un rayon, de voiler la roue. Et par définition, si ces voies ou couloirs sont protégés, c'est donc pour qu'aucune voiture, ni laveuse de voirie n'y passe. Ces voies qui ne sont jamais nettoyées que par l'eau de pluie, parsemées de débris, de déchets en tout genre, sont les endroits où les coureurs crèvent le plus. Comprenez donc que les coureurs rechignent franchement à rouler dans ces couloirs dits "protégés" et malgré leur présence sur la chaussée, préfèrent mordre sur la route.
 

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